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Café de la Paix

12 Boulevard des Capucines – Paris IXe.

Ce café se tient au rez-de-chaussée de l’hôtel intercontinental Paris Le Grand, ouvert en 1862 et inauguré par Eugénie, épouse de Napoléon III. De style du Second Empire, après les remaniements de Paris par le préfet Hausman, ce café-restaurant devint vite un lieu de rendez-vous incontournable de la bourgeoisie naissante. Il fut fréquenté par les plus grands artistes de l’époque tels que Guy de Maupassant, Émile Zola, Victor Hugo, Marcel Proust, Piotr Tchaïkovsky,… puis par ceux du XXe, comme Joséphine Baker, Roman Polanski, Maria Callas, Jean Reno, Patrick Dupont, Marilyn Manson … Il accueillit également en 1896 des projections cinématographiques d’Eugène Pirou. Le cinéma était à ses balbutiements. On projetait des films dans le sous sol du café pour 1franc la séance.

Prenez le temps d’un café en terrasse. Et peut-être, comme Oscar Wilde pendant l’été 1898, persuadé de voir un ange doré flottée dans l’air, vous pourrez, par temps de brume, apercevoir un des personnages dorés à l’or fin situé en haut de l’opéra Garnier se refléter au milieu de la place de l’Opéra.

Terrasse du Café de la Paix en 1900
Café de la Paix

Le Café de la Nouvelle Athènes

9, Place Pigalle – Métro place Pigalle – Paris.

C’est en 1870 que le café de la Nouvelle Athènes s’imposera à la bohème des impressionnistes qui peuplaient Montmartre. Le quartier, qui porte le même nom, avait été construit dans les années 1819/20. Mais hélas pour les promoteurs, malgré son nom et son architecture néo-classique, le quartier n’emportera pas le succès escompté. Cet échec fera dégringoler les loyers et attirera entre autres, les artistes, leurs modèles, les ouvriers et les lorettes. Les Parisiens, enclins au surnom, le rebaptiseront « le quartier aux biches ». Le café de la Nouvelle Athènes devient vite le lieu de rendez-vous d’Eugène Delacroix, Gérard de Nerval, Georges Sand et son amant Frédérique Chopin, Henri Monnier, Henri Murger… mais ceux qui le rendront célèbre sont : Edgard Degas, à qui l’on doit l’un des plus poignants témoignages d’une époque où le peuple ouvrier et les grisettes, noyaient dans l’absinthe leur chagrin. Cette peinture représente une femme au regard hagard, devant un verre d’absinthe, prés d’un homme fumant une pipe, assis à une table du café de la Nouvelle Athènes.

Deux ans plus tard en 1878, c’est au tour d’Édouard Manet d’utiliser ce bar pour son tableau « la Prune ». C’est encore une femme, au regard triste, tenant une cigarette éteinte devant une prune à l’eau de vie. Il aurait peint le tableau dans son atelier, s’inspirant de la décoration du café de la Nouvelle Athènes.  

Aujourd’hui la Nouvelle Athènes est devenu un Bar Lounge et restaurant. Du mercredi au samedi de 23h00 à 02h00 la Nouvelle Athènes propose des concerts de jazz et de blues.

L'absinthe de Edgar Degas
La Prune de Manet

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Pub Le Falstaff

42 rue du Montparnasse à Paris

C'est dans ce bar à bières que notre ami Ernest Hemingway prit une déculottée un soir de juillet 1929. Ses amis canadiens, Morley Callaghan et sa femme, l'avaient rejoint pour passer l'été à Paris. Callaghan était journaliste et écrivain, ils s'étaient connus quelques années auparavant au Canada, lorsqu'ils travaillaient tous les deux pour le Toronto Star. Callaghan avait voulu tenter l'expérience de la « Lost Generation », terme de Gertrude Stein pour tous ces artistes américains émigrés en France pendant les années folles. Leur amitié se termina brutalement un soir de juillet 1929. Les deux hommes se trouvaient au Falstaff, lorsqu'ils décidèrent de s'affronter dans un combat de boxe. Ils improvisèrent un ring dans le pub et nommèrent F. Scott Fitzgerald comme arbitre. Ce dernier était complètement ivre, et, captivé par le combat, ou par son verre, ou par l'envie de voir s'effondrer Hemingway, oublia de sonner le gong. Callaghan était un homme plutôt balèze, on disait qu'il avait des épaules de boxeurs, aussi, c'est avec aisance et force qu'il martelait le visage de « Hem » avec ses poings. Le round n'en finissait pas et Callaghan ne s'arrêtait pas de frapper. Soudain, Fitzgerald sépara les deux hommes en s'excusant, son chronomètre indiquait que le round avait duré 3,45 minutes au lieu d'une minute comme c'était prévu. Fou de rage, Hemingway balança à Fitzgerald : Si tu as envie de me voir dérouiller, dis-le carrément ! Et ne raconte pas que tu t'es trompé !"

Humilié à l'idée que le Tout-Paris allait savoir sa défaite face à Callaghan il finit par s'en prendre à lui et se fâcher. Ce dernier ne resta pas longtemps à Paris et retourna affronter le froid canadien des la fin de l'été.

Quelques années plus tard, Simone de Beauvoir, dans « Mémoire d'une jeune fille rangée », se rappelle l'époque où elle passait des heures en compagnie de Jean-Paul Sartre à boire des cocktails au Falstaff.

Ernest Hemingway
Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir

Le Rosebud bar et restaurant

11 bis, rue Delambre

Le Rosebud date de 1962. Ce bar à cocktails joue à fond l’élégance un peu désuète. Les serveurs sont en vestes blanches, on écoute de vieux vinyles aux notes de jazz. Le client le plus connu du bar a sans doute été Jean-Paul Sartre : une statue à son effigie nous surveille d’ailleurs derrière le comptoir. Mais au fait, d’où vient ce mot Rosebud ? Probablement du célèbre Citizen Kane d’Orson Wells : lorsque le grand magnat de la presse Charles Foster Kane meurt, il prononce ce mot mystérieux : « Rosebud ».

Jean Paul Sartre
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Café de Flore

172, boulevard Saint-Germain

On estime que c’est en 1887 que le Café de Flore accueillit ses premiers clients. Au-dessus de la porte du café se trouvait une petite statue de la déesse de la Végétation. C’est de là que vient le joli nom du Café de Flore. Malheureusement, aujourd’hui, la statue n’existe plus. Pourquoi le Café de Flore, à l’instar de quelques autres cafés parisiens, est-il devenu un café littéraire ? Tout simplement grâce à sa clientèle. Il fut une époque pas si lointaine, sans Internet ni portable, où les gens, pour rester « connectés » à leurs amis, devaient nécessairement avoir un lieu de rendez-vous. Le café était l’endroit idéal : il faisait chaud à l’intérieur l’hiver (en tant de guerre, c’était appréciable), aux beaux jours, on pouvait profiter de la terrasse, et puis on y faisait des rencontres, on y buvait du café et de l’alcool, bref, c’était le lieu rêvé pour les poètes, écrivains, peintres et cinéastes. La plupart d’entre eux vivaient à l’hôtel. Ils préféraient se mettre à une table du Café de Flore, près du poêle, et passer leur journée à écrire, au milieu de la vie parisienne, plutôt que de s’isoler dans leurs chambres étroites. Pour Apollinaire et André Salmon, le Café de Flore devint même une deuxième maison. Apollinaire recevait ses visites à heure régulière au Flore. C’est ici que lui et ses proches créèrent leur revue littéraire « Les Soirées de Paris ». Le Café de Flore est intimement lié au dadaïsme en France et à son évolution vers le surréalisme.

  

Café de Flore by Brassai
Simone de Beauvoir au Café de Flore by Brassai
Café de Flore by Robert Doisneau
Jean-Paul Sartre au Café de Flore by Brassai

Les deux Guerres mondiales n’alternèrent en rien la réputation du Flore, qui resta un lieu chaleureux pour les artistes. Jacques Prévert et sa bande s’y installèrent. C’est pendant la Seconde Guerre mondiale que deux écrivains (pas encore connus) quittèrent Montparnasse et la brasserie du Dôme et commencèrent à fréquenter Saint-Germain. Ce couple allait faire du Flore leur QG. Leurs noms sont aujourd’hui indissociables du Café de Flore : Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.

« Ce fut elle (Olga), je crois, qui m’emmena pour la première fois au Café de Flore où je pris l’habitude, avec elle, avec Sartre, de passer mes soirées. L’endroit était devenu le rendez-vous des gens du cinéma : metteurs en scène, acteurs, script-girls, montueuses. On y coudoyait Jacques et Pierre Prévert,… »

Simone de Beauvoir – La Force de l’âge

Le krach boursier et la guerre avaient eu raison des folies de Montparnasse. Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, qui avaient l’habitude de vivre dans de petits hôtels (souvent sur le même palier, mais jamais dans la même chambre), déménagèrent à St-Germain-des-Prés, avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le couvre-feu sévissait à Paris. Aussi, quand Paris plongeait dans la nuit, le Flore et les autres cafés de la capitale s’habillaient d’épais rideaux bleus, pour cacher la vie à l’intérieur. Les habitués du Flore formaient une petite famille, et beaucoup d’entre eux vivaient dans un petit hôtel rue de Seine, La Louisiane. Sartre et de Beauvoir firent de même. Le monde attire le monde… C’est d’ailleurs ici que Sartre et de Beauvoir vont rencontrer Albert Camus, Mouloudji, Jean Genet, Pablo Picasso…

Mais que faisaient-ils au juste, toute la journée au café ? Ils travaillaient :

« L’hiver fut rude. Non seulement le charbon manqua mais aussi l’électricité ; on ferma un grand nombre de stations de métro ; dans les cinémas on supprima les matinées ; il y avait de fréquentes coupures, pendant lesquelles on s’éclairait avec des bougies qu’on avait, d’ailleurs, grand mal à se procurer. Il n’était pas question de travailler dans l’humidité glacée de ma chambre (hôtel la Louisiane). Au Flore, il ne faisait pas froid, des lampes à acétylène donnaient un peu de lumière quand les ampoules s’éteignaient. C’est alors que nous prîmes l’habitude de nous établir pendant toutes nos heures libres. Nous n’y trouvions pas seulement un relatif confort : c’était notre querencia ; nous nous y sentions chez nous à l’abri. »

Afin d’avoir les meilleures places, près du poêle, les habitués venaient dès l’ouverture. Ils s’installaient chacun à leur table, au chaud, et travaillaient à leur roman. Mise à part pour les repas du midi et du soir, le reste du temps, Sartre et de Beauvoir le passaient ici, à tel point que le patron du Flore, Paul Bourla, un bougna, disait en parlant d’eux : « Quand ils mourront, il faudra leur creuser une fosse sous le plancher. » À force de recevoir des appels téléphoniques pour Sartre, le brave bougna alla jusqu’à demander une ligne privée pour l’écrivain. Malgré la promiscuité avec les Deux Magots, chaque café avait sa clientèle. On disait même à l’époque que si un habitué du Flore allait au Deux Magots, c’était pour y cacher un amour illicite.

Et puis, enfin, ce fut la libération de Paris. Le quartier de Saint-Germain allait vivre au rythme du jazz et de l’Existentialisme. Le couple Sartre et de Beauvoir connut le succès, mais ne changea guerre ses petites habitudes. Leur présence et celle de leurs amis donnèrent une image littéraire au Café de Flore.

Aujourd’hui, les choses ont changé. Le Café de Flore fait partie de ces cafés littéraires, mais ce sont surtout de riches touristes qui s’enfoncent dans les banquettes. Les paparazzis ont fait fuir les artistes des terrasses de Saint-Germain. Le Café de Flore n’en reste pas moins un lieu où il est bon d’entrer et de se souvenir…