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La Vénus Noire

25, Rue de l'hirondelle. Tous les soirs à partir de 18h00. Sauf le dimanche: 15h00 - 21h00


Caveau, aux vielles  pierres et aux plafonds voûtés qui date de 1290. On l'appelait à cette époque le caveau de la Bolée. C'est en hommage à Charles Baudelaire, habitué des lieux, que les propriétaires l'ont baptisé la Vénus Noire. Celle que l'on surnommait ainsi, était la maîtresse de Baudelaire: Jeanne Duval, ou la Mulâtresse. A cette époque, le Caveau de la Bolée était fréquenté aussi par Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, et bien avant eux, au 15éme siècle, par François Villon.

Charles Baudelaire

Entends-tu retentir les refrains des dimanches

Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant?

Les coudes sur la table et retroussant tes manches,

Tu me glorifieras et tu seras content;


J'allumerai les yeux de ta femme ravie;

A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs

Et serai pour ce frêle athlète de la vie

L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.


En toi je tomberai, végétale ambroisie,

Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,

Pour que de notre amour naisse la poésie

Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!


                                            Charles Baudelaire

  

 Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles:

Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,

Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,

Un chant plein de lumière et de fraternité!


Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,

De peine, de sueur et de soleil cuisant

Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme;

Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,


Car j'éprouve une joie immense quand je tombe

Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,

Et sa chaude poitrine est une douce tombe

Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

L'âme du Vin

Le Prè-aux Clercs 

Brasserie. 30, Rue Bonaparte.


Dans les années 1920, Ernest Hemingway séjournait à l'hôtel d'Angleterre. C'est donc en bon voisin qu'il se rendait fréquemment dans cette brasserie, avec sa première épouse Hadley. Aujourd'hui, le décor y est bucolique et le soir, il y règne une ambiance jazz. Sur l'un des panneaux de bois, on peut y voir gravé "Paris est une fête" en hommage à Ernest et aux belles années. 

Ernest Hemingway
Francis Scott Fitzgerald and Zelda Fitzgerald
Harry's Bar

Harry's Bar

5, rue Daunou quartier de l'opéra - Paris.

     

Conseillé par James Bond lui-même, pour y siroter l'un des meilleurs cocktails de la capitale.

Pendant les années folles, à Paris, ce bar sorti tout droit d'une ruelle de Manhattan, est vite devenu le QG des expatriés américains dont les fers de lance étaient Ernest Hemingway et Francis Scott et Zelda Fitzgerald. C'est ici que fut inventé, en 1921, le Bloody Mary (hommage à Marie Tudor que l'on surnommait la reine sanguinaire). L'histoire dit que c'est aussi à l'une de ces tables que George Gershwin aurait écrit « Un américain à Paris ». L'ambiance et la déco du Harry's bar sont restées intactes. Comptoir, murs, plafond en bois d'acajou, insignes des grandes universités américaines sur les murs, banquettes rouges, rien ne manque pour replonger dans ces années-là.

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Emile Zola
Renaud à la Closerie
Modigliani, Picasso, André Salmon
La Closerie des Lilas

La Closerie des Lilas

171, boulevard du Montparnasse.


Dans les années 1840, il y avait dans le quartier, près du jardin du Luxembourg, un bal très réputé qui s’appelait la Closerie des Lilas, mais il était surtout connu sous le nom de son propriétaire, le « bal Bullier ». On dit que pour décorer son bal, Monsieur Bullier avait fait planter 1000 pieds de lilas avec des tonnelles, cela donnait un air bucolique. Le bal se trouvait au 39, avenue de l’Observatoire. Les bourgeois aimaient s’encanailler avec les marlous et les grisettes. Ils venaient ici pour y danser la scottish, la polka ou la mazurka. Ce fût en 1847, que, non loin du bal Bullier, l’on transforma un vieux relais en café-restaurant, et à qui l’on donna en hommage du bal Bullier le nom de « Closerie des Lilas ». La légende dit que la Closerie des Lilas se trouve sur les ruines du château du Roi le Pieux qui avait été construit dans un vallon nommé Vauvert, connu aujourd’hui sous le nom du "Jardin du Luxembourg". À la mort du Roi, le château fût laissé à l’abandon. L’endroit devint lugubre, une véritable cour des miracles. La nuit, on pouvait entendre des hurlements… On dit même que le diable habitait dans les ruines du château, d’où l’expression « aller au diable Vauvert ». L’endroit était donc propice aux artistes, car si Dieu est le plus grand artiste over-ground, Satan est le maître de l’underground. Une fois la Closerie ouverte, l’endroit attira très vite des écrivains, poètes, peintres… Charles Baudelaire et son ami Théophile Gautier, Paul Verlaine, Oscar Wilde, Émile Zola et les frères Goncourt, étaient des habitués de la Closerie. Depuis cette époque, la Closerie des Lilas vit défilé du beau monde. Chez les peintres avec Paul Cezanne, Picasso qui déménagea avec sa bande, de Montmartre pour Montparnasse, Modigliani… Chez les écrivains de la Lost Generation : Francis Scott Fitzgerald, Gertrude Stein ou Ernest Hemingway qui venait ici pour écrire. C’est d’ailleurs sur ces tables qu’il aurait écrit « Le soleil se lève aussi ». Aujourd’hui, il a une plaque de cuivre à son nom, au bar de la Closerie. Mais aussi Henry Miller, Paul Eluard, Blaise Cendras, Aragon, André Gide, André Breton, le photographe Man Ray…

Plus proche dans le temps, Renaud y passait toutes ses journées et ses nuits en compagnie d’une bouteille de pastis. Pendant cette période, qui était celle de sa descente en enfer, Renaud et son frère Thierry Séchan vivaient dans un appartement au-dessus de la Closerie. C’est aussi ici que le « chanteur énervant » a fait la connaissance de sa seconde femme Romane Serda, dont il est maintenant divorcé.

Aujourd’hui, la Closerie est plus Bobo que bohème, plus m’as-tu-vu qu’intello. On ne rencontre plus beaucoup d’écrivains ni de peintres. Mais qu’importe, ses murs sont chargés d’histoires.

Passage de « Paris est une fête » d’Ernest Hemingway, qui décrit la Closerie des Lilas de son époque :

Il n’était pas de bon café plus proche de chez nous que la Closerie des Lilas / Les habitués du Dômes ou de la Rotonde ne venaient jamais à la Closerie. Ils n’y trouvaient aucun visage de connaissance et nul n’aurait levé les yeux sur eux s’ils étaient venus. En ce temps-là, beaucoup de gens fréquentaient les cafés du carrefour Montparnasse-Raspail pout y être vu et, dans un certain sens, ces endroits jouaient le rôle dévolu aujourd’hui aux « commères » des journaux chargées de distribuer des succédanés quotidiens de l’immortalité. La Closerie des Lilas était, jadis, un café où se réunissaient plus ou moins régulièrement des poètes, dont le dernier, parmi les plus importants, avait été Paul Fort, que je n’avais pas lu. Mais le seul poète que j’y rencontrai jamais fut Blaise Cendrars, avec son visage écrasé de boxeur et sa manche vide retenue par une épingle, roulant une cigarette avec la main qui lui restait…