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Hôtels d'Hemingway

Bars et Restaurants d'Hemingway

Mais tel était le Paris de notre jeunesse, au temps où nous étions très pauvres et très heureux.

                                          Paris est une fête.

                                          Ernest Hemingway


  

Ernest Hemingway
Ernest Hemingway

La Coupole

102 Boulevard du Montparnasse

Le 20 décembre 1927, une inauguration eut lieu sur le Boulevard du Montparnasse. Une soirée que les Montparnos ne devaient pas manquer, l’ouverture des portes du restaurant de la Coupole. La Coupole, se nom, comme un écho aux autres cafés du coin : le Dôme et la Rotonde, avait pour ambition d’être le plus grand restaurant de Paris. Depuis déjà deux ans, Paris vivait à la mode Art déco. La Coupole allait devenir le symbole de ce nouveau style aux formes géométriques qui se mettait en opposition aux rondeurs et aux lignes arabesques de l’Art nouveau. Le fleuron de la Coupole est son immense salle, parsemée de 33 piliers recouverts d’imitation marbre et de ses pilastres, chacun peint par un artiste, ainsi que de son fameux curry d’agneau. Le jour de l’inauguration, les 1200 bouteilles de champagne Mumm ne suffirent pas à étancher la soif des 3000 invités. Parmi ses hôtes on pouvait y rencontrer, le monde des arts et leurs modèles, celui des lettres, ainsi que la faune des nuits parisiennes, et tous ceux qui voulaient faire parti de ce qui brillent, avaient rendez-vous là, ce 20 décembre 1927. Depuis, rien n’a vraiment changé à la Coupole. Moins d’artistes, plus de touristes, comme partout ailleurs, mais il est toujours ce temple de l’Art déco, et il n’a jamais désemplis. Des les 1ers jours il est devenu la cantine d’artistes comme Jean Cocteau, Louis Aragon dont on dit qu’il partie de la soirée inaugurale au petit matin dans un car de police. Tous les artistes des années folles « les Montparnos », qui vivaient dans le quartier, ont adopté ce lieu : Man Ray, Henri Miller, Salvador Dali, Henri Matisse, James Joyce qui fréquentait plutôt le bar pour aligner des whiskies, Ernest Hemingway dont on dit qu’il aurait libéré la Coupole en août 1944 avec la 2e DB, Mistinguett, Joséphien Baker qui venait dîner avec son guépard femelle Chiquita qui terrorisée les clients, Pablo Picasso, Kiki de Montparnasse qui se baigna nue dans la vasque lumineuse au milieu du restaurant… Puis, la guerre arrêta la fête, mais elle reprit aussitôt celle-ci terminée (un peu grâce à Ernest quand même). Les tables se remplirent à nouveau, d’artistes anciens et récents : Georges Simenon, André Breton, Albert Camus qui avait la table n° 149 et qui fêta ici son prix Nobel, Jean-Paul Sartre table n°149, Simone de Beauvoir, Yves Montant, Édith Piaff, Coluche qui rencontrera sa future épouse, Renaud qui, en 1973, faisait la manche en terrasse, Jane Birkin, Serge Gainsbourg aujourd’hui Charlotte Gainsbourg, Jacques Higelin qui faisait partie de la bande de la coupole qui se réunissaient à la table n° 70, Ionesco qui avait ses habitudes à la table n°34, Amélie Nothomb… On ne pourrait pas faire la liste de tous les artistes qui sont venus déguster le Curry d’agneau de la Coupole. Depuis 1988, la Coupole est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques.

Alors, n’hésitons pas et suivons les conseils de Renaud :

Quand viens le soir, j’aime aller boire

Un verre d’alcool à la coupole,

Pour faire du gringue à toute ces dingues,

A toutes ces folles bien trop frivoles.

Toutes les idoles, de la Coupole,

Les midinettes, les gigolettes,

Les carolines en crinolines,

Ne sont en fait que des starlettes.

  

Brasserie la Coupole

La Coupole

dans les années folles.

jean paul sartre simone de beauvoir la coupole paris

Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir

à la Coupole

georges simenon et josephine baker à la Coupole

Georges Simenon et Joséphine Baker

à la Coupole.

Hôtel d’Angleterre*** (jadis, l’hôtel Jacob)

44, rue Jacob – Saint-Germain-des-Prés

Le 21 décembre 1921, un jeune couple d’amoureux avait réservé la chambre n° 14 de l’hôtel d’Angleterre, au nom d’Ernest Hemingway, 22 ans, et de son épouse Hadley. Ils venaient juste de se marier 3 mois auparavant, jour pour jour. Hadley parlait le français, mais pas Hem, ce qui ne l’empêchait pas d’être journaliste pour la France pour le Toronto Star. Très vite, il quitta ce poste pour se consacrer uniquement à l’écriture. Ils restèrent plusieurs mois dans cette chambre au prix modique de 30$ par mois.

Avant Hemingway, et avant d’être un hôtel, le bâtiment du 44 rue Jacob abritait l’ambassade d’Angleterre (d’où vient son nom aujourd’hui). C’est ici que le 3 septembre 1783, on rédigea le traité de l’Indépendance des États-Unis. Benjamin Franklin considéra l’Ambassade comme un territoire Britannique et refusa de le signer dans ces lieux. Il fut donc signé à l’hôtel d’York, qui se trouvait juste à côté au 56, rue Jacob.

L’hôtel d’Angleterre est un hôtel de charme, au cœur de la rive gauche. En sortant de l'hôtel explorer la rue Jacob, elle a été l'adresse de quelques artistes :

— Richard Wagner habitait au n° 14 de la rue entre 1841 et 1842. 

— Colette, lorsque sa carrière d’écrivaine débuta, aménagea au 28 rue Jacob entre 1893 et 1896.

— Plus récemment, entre 1990 et 2000, le 19 rue Jacob était l’adresse de Jane Birkin.

  

Ernest Hemingway by Man Ray

Le Prè-aux Clercs 

Brasserie. 30, Rue Bonaparte.


Dans les années 1920, Ernest Hemingway séjournait à l'hôtel d'Angleterre. C'est donc en bon voisin qu'il se rendait fréquemment dans cette brasserie. Aujourd'hui, le décor y est bucolique et le soir, il y règne une ambiance jazz. Sur l'un des panneaux de bois, on peut y voir gravé "Paris est une fête" en hommage à Ernest et aux belles années. 


  

hemingway

Ernest Hemingway

francis scott fitzgerald et zelda fitzgerald

Francis Scott Fitzgerald

avec Zelda Fitzgerald

Harry's Bar

Harry's Bar

5, rue Daunou quartier de l'opéra - Paris.

     

Conseillé par James Bond lui-même, pour y siroter l'un des meilleurs cocktails de la capitale.

Pendant les années folles, à Paris, ce bar sorti tout droit d'une ruelle de Manhattan, est vite devenu le QG des expatriés américains dont les fers de lance étaient Ernest Hemingway et Francis Scott et Zelda Fitzgerald. C'est ici que fut inventé, en 1921, le Bloody Mary (hommage à Marie Tudor que l'on surnommait la reine sanguinaire). L'histoire dit que c'est aussi à l'une de ces tables que George Gershwin aurait écrit « Un américain à Paris ». L'ambiance et la déco du Harry's bar sont restées intactes. Comptoir, murs, plafond en bois d'acajou, insignes des grandes universités américaines sur les murs, banquettes rouges, rien ne manque pour replonger dans ces années-là.     

  

Le Falstaff

42 rue du Montparnasse à Paris

C'est dans ce bar à bières que notre ami Ernest Hemingway prit une déculottée un soir de juillet 1929. Ses amis canadiens, Morley Callaghan et sa femme, l'avaient rejoint pour passer l'été à Paris. Callaghan était journaliste et écrivain, ils s'étaient connus quelques années auparavant au Canada, lorsqu'ils travaillaient tous les deux pour le Toronto Star. Callaghan avait voulu tenter l'expérience de la « Lost Generation », terme de Gertrude Stein pour tous ces artistes américains émigrés en France pendant les années folles. Leur amitié se termina brutalement un soir de juillet 1929. Les deux hommes se trouvaient au Falstaff, lorsqu'ils décidèrent de s'affronter dans un combat de boxe. Ils improvisèrent un ring dans le pub et nommèrent F. Scott Fitzgerald comme arbitre. Ce dernier était complètement ivre, et, captivé par le combat, ou par son verre, ou par l'envie de voir s'effondrer Hemingway, oublia de sonner le gong. Callaghan était un homme plutôt balèze, on disait qu'il avait des épaules de boxeurs, aussi, c'est avec aisance et force qu'il martelait le visage de « Hem » avec ses poings. Le round n'en finissait pas et Callaghan ne s'arrêtait pas de frapper. Soudain, Fitzgerald sépara les deux hommes en s'excusant, son chronomètre indiquait que le round avait duré 3,45 minutes au lieu d'une minute comme c'était prévu. Fou de rage, Hemingway balança à Fitzgerald : Si tu as envie de me voir dérouiller, dis-le carrément ! Et ne raconte pas que tu t'es trompé !"

Humilié à l'idée que le Tout-Paris allait savoir sa défaite face à Callaghan il finit par s'en prendre à lui et se fâcher. Ce dernier ne resta pas longtemps à Paris et retourna affronter le froid canadien des la fin de l'été.

Quelques années plus tard, Simone de Beauvoir, dans « Mémoire d'une jeune fille rangée », se rappelle l'époque où elle passait des heures en compagnie de Jean-Paul Sartre à boire des cocktails au Falstaff.

  

Ernest Hemingway
Jean-paul Sartre avec Simone de Beauvoir

Ernest Hemingway

Jean-Paul Sartre

Simone de Beauvoir

Le Dingo Bar, Paris
Ernest Hemingway avec Francis Scott Fitzgerald à Paris
Les années folles

Le Dingo Bar

Ernest Hemingway

Francis Scott Fitzgerald

Le dingo bar. Aujourd’hui : Auberge de Venise

10, rue Delambre – Montparnasse – Paris.


Dans les années de l’entre deux guerres, le Dingo faisait parti de ces bars, où se réunissait la bohème artistique de Montparnasse. Situé dans une des rues les plus appréciée de ces artistes des années folles, son client le plus assidu fut, sans doute, Ernest Hemingway. Il était quand même pilier de comptoir, dans pas mal de troquet de la capitale. A se demander, quand trouvait-il le temps d’écrire. Le dingo, fut tout de même, immortalisé par l’écrivain lui-même, dans « Paris est une fête », car c’est au comptoir de ce bar, qu’il fit la connaissance de Francis Scott Fitzgerald. Rejouons-nous la scène… Ernest est Installé sur un tabouret, au comptoir, Scott, rentre dans le bar, se dirige vers lui et se présente, ainsi que l’un de ses amis, Dunc Chaplin (joueur de base-ball de l’époque). Ils se mettent à boire une bouteille de champagne tous les trois, pendant que Scott monologue sur le talent d’écrivain d’Ernest. Ernest, gêné, étudie la physionomie de Scott. Ils commandent une deuxième bouteille, et Scott lui pose enfin une question. Faisons les curieux, et approchons nous du comptoir pour écouter :

  • Ernest, dit-il. Ca ne vous fait rien que je vous appelle Ernest, n’est-ce pas ?

  • Demandez à Dunc, dis-je.

  • Ne soyez pas stupide. C’est très sérieux. Dites-moi, est-ce que votre femme et vous avez couché ensemble avant d’être mariés ?

  • Je ne sais pas.

  • Comment, vous ne savez pas ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?

  • Je ne m’en souviens pas.

  • Mais comment pourriez-vous avoir oublié une chose aussi importante ?

  • Je ne sais pas, dis-je. Bizarre, n’est-ce pas ?

  • C’est pis que bizarre, dit Scott. Il faut que vous soyez capable de vous en souvenir.

  • Je regrette. C’est désolant n’est-ce pas ?

  • Ne vous conduisez pas comme un Angliche, dit-il. Tâchez d’être sérieux et faites un effort de mémoire.

  • Que non ! dis-je. C’est sans espoir. 

                                          Paris est une fête – Ernest Hemingway.

On dit que c’est aussi ici qu’Ernest Hemingway, en connaisseur de cocktails, aurait trouvé la recette du « Long island iced tea ».

Aujourd’hui, le Dingo Bar a troqué son nom, contre l’auberge de Venise. Il est devenu un restaurant italien. Mais, le vieux comptoir en bois est toujours là, en mémoire à ces folles années.   

  

Femmes en terrasse

pendant les années folles.

Les Adresses d'Hemingway

Appartement Ernest et Hadley Hemingway

74, rue du Cardinal-Lemoine – Quartier Latin – Paris - 

Ernest et Hadley Hemingway aménagèrent en 1922 au troisième étage du 74, rue du Cardinal-Lemoine, Hem n'avait alors que 23 ans. Ils vécurent ici, deux très belles années, malgré le manque d’argent. À cette époque, Hem était encore journaliste pour le Toronto Star, mais il rêvait de devenir un écrivain. C’est ainsi qu’il décrivit leur appartement dans « Paris est une fête » :

Notre foyer, rue du Cardinal-Lemoine, était un appartement de deux pièces, sans eaux chaudes courantes, ni toilettes, sauf un seau hygiénique, mais non pas entièrement dépourvu de confort pour qui était habitué aux cabanes du Michigan. C’était un appartement gai et riant, avec une belle vue, un bon matelas et un confortable sommier posé à même le plancher et des tableaux que nous aimions, accrochés aux murs.

Il lui arrivait parfois de travailler chez lui, mais il préférait aller passer de longues heures dans les bars, à St Michel, ou à la Closerie des Lilas, pour s’adonner à l’écriture. L’ambiance du Paris d’Hemingway n’a plus grand-chose à voir avec celle d’aujourd’hui, mais grâce aux descriptions qu’il nous en fait on peut facilement imaginer la rue du cardinal-Lemoine, la Contrescarpe et la rue Mouffetard :

Comme d’autres matins de printemps, je m’étais mis au travail très tôt, tandis que ma femme dormait encore. Les fenêtres étaient grandes ouvertes et les pavés de la rue séchaient après la pluie. Le soleil séchait les façades humides des maisons en face de ma fenêtre. Les boutiques avaient encore leurs volets. Le troupeau de chèvres remonta la rue au son du pipeau et une voisine, au-dessus de nous, sortit sur le trottoir avec un grand pot. Le chevrier choisit l’une des chèvres laitières noires, aux pis lourds, pour la traire dans le pot, tandis que le chien poussait le troupeau vers le trottoir.

Vu comme ça, Paris ressemble plus à un village qu’à une capitale. À l’époque où Hem et sa femme habitaient ici, il y avait aussi au rez-de-chaussée de l’immeuble un bal musette, que fréquentait la Lost Generation.        

  

Ernest Hemingway Hadley Hemingway
Ernest Hemingway avec Bumpy

Ernest et Hadley Hemingway

Ernest Hemingway

et son fils

Bumby

La Closerie des Lilas

171, boulevard du Montparnasse.


Dans les années 1840, il y avait dans le quartier, près du jardin du Luxembourg, un bal très réputé qui s’appelait la Closerie des Lilas, mais il était surtout connu sous le nom de son propriétaire, le « bal Bullier ». On dit que pour décorer son bal, Monsieur Bullier avait fait planter 1000 pieds de lilas avec des tonnelles, cela donnait un air bucolique. Le bal se trouvait au 39, avenue de l’Observatoire. Les bourgeois aimaient s’encanailler avec les marlous et les grisettes. Ils venaient ici pour y danser la scottish, la polka ou la mazurka. Ce fût en 1847, que, non loin du bal Bullier, l’on transforma un vieux relais en café-restaurant, et à qui l’on donna en hommage du bal Bullier le nom de « Closerie des Lilas ». La légende dit que la Closerie des Lilas se trouve sur les ruines du château du Roi le Pieux qui avait été construit dans un vallon nommé Vauvert, connu aujourd’hui sous le nom de Jardin du Luxembourg. À la mort du Roi, le château fût laissé à l’abandon. L’endroit devint lugubre, une véritable cour des miracles. La nuit, on pouvait entendre des hurlements… On dit même que le diable habitait dans les ruines du château, d’où l’expression « aller au diable Vauvert ». L’endroit était donc propice aux artistes, car si Dieu est le plus grand artiste over-ground, Satan est le maître de l’underground. Une fois la Closerie ouverte, l’endroit attira très vite des écrivains, poètes, peintres… Charles Baudelaire et son ami Théophile Gautier, Paul Verlaine, Émile Zola et les frères Goncourt, Oscar Wilde, étaient des habitués de la Closerie. Depuis cette époque, la Closerie des Lilas vit défilé du beau monde. Chez les peintres avec Paul Cezanne, Picasso qui déménagea avec sa bande, de Montmartre pour Montparnasse, Modigliani… Chez les écrivains de la Lost Generation : Francis Scott Fitzgerald, Gertrude Stein ou Ernest Hemingway qui venait ici pour écrire. C’est d’ailleurs sur ces tables qu’il aurait écrit « Le soleil se lève aussi ». Aujourd’hui, il a une plaque de cuivre à son nom, au bar de la Closerie. Mais aussi Henry Miller, Paul Eluard, Blaise Cendras, Aragon, André Gide, André Breton, le photographe Man Ray…

Plus proche dans le temps, Renaud y passait toutes ses journées et ses nuits en compagnie d’une bouteille de pastis. Pendant cette période, qui était celle de sa descente en enfer, Renaud et son frère Thierry Séchan vivaient dans un appartement au-dessus de la Closerie. C’est aussi ici que le « chanteur énervant » a fait la connaissance de sa seconde femme Romane Serda, dont il est maintenant divorcé.

Aujourd’hui, la Closerie est plus Bobo que bohème, plus m’as-tu-vu qu’intello. On ne rencontre plus beaucoup d’écrivains ni de peintres. Mais qu’importe, ses murs sont chargés d’histoires.

Passage de « Paris est une fête » d’Ernest Hemingway, qui décrit la Closerie des Lilas de son époque :

Il n’était pas de bon café plus proche de chez nous que la Closerie des Lilas / Les habitués du Dômes ou de la Rotonde ne venaient jamais à la Closerie. Ils n’y trouvaient aucun visage de connaissance et nul n’aurait levé les yeux sur eux s’ils étaient venus. En ce temps-là, beaucoup de gens fréquentaient les cafés du carrefour Montparnasse-Raspail pout y être vu et, dans un certain sens, ces endroits jouaient le rôle dévolu aujourd’hui aux « commères » des journaux chargées de distribuer des succédanés quotidiens de l’immortalité. La Closerie des Lilas était, jadis, un café où se réunissaient plus ou moins régulièrement des poètes, dont le dernier, parmi les plus importants, avait été Paul Fort, que je n’avais pas lu. Mais le seul poète que j’y rencontrai jamais fut Blaise Cendrars, avec son visage écrasé de boxeur et sa manche vide retenue par une épingle, roulant une cigarette avec la main qui lui restait…

  

Emile Zola
La Closerie des Lilas
Modigliani Picasso Andre Salmon
Renaud

Emile Zola

Modigliani - Picasso - André Salmon

Renaud

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