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Hotels in Paris

Hôtels à Paris

Hôtel la Louisiane **

60, rue de Seine - Paris.


Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ont vécu dans cet hôtel. S. de Beauvoir écrivait de lui: Aucun de mes abris ne s'était tant rapproché de mes rêves; j'envisageais d'y rester jusqu'à la fin de mes jours. Beaucoup d'autres artistes ont séjourné dans cet hôtel, d'autres y ont joué:

Juliette Greco, Boris Vian, Hernest Hemingway, St Expupéry, Henry Miller, Milles Davis, John Coltrane, Lester Young, Chet Baker, Charlie Parker, the Doors, les Pink Floyd, Salvator Dali, Bernard Buffet, Alberto Giacometti, Louis Malle...

Bertrand Tavernier, s'est servi du décor de l'hôtel pour son film: « Autour de minuit ».

Quentin Tarentino, a écrit son « Pulp Fiction », en 3 semaines, dans l'une de ces chambre. Il y a aussi demeuré pendant le tournage de « Inglorious Basterds ». 

                                                              

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir

Jean-Paul Sartre

Arthur Rimbaud

Hôtel Cluny Sorbonne**

8, Rue Victor Cousin. Métro: 10, Clunny la Sorbonne.


C'est en 1872 que Arthur Rimbaud séjourna dans cet hôtel de la rive gauche. C'est à cette époque que le jeune poète commença à renoncer à Paul Verlaine et trouva refuge dans la chambre N°62 de ce petit hôtel. Voici un extrait d'une lettre, qu'il écrivit dans cette chambre:

Mais en ce moment, j'ai une chambre jolie sur une court sans fond. La rue Victor Cousin fait coin, sur la place de la Sorbonne, par le café du Bas-Rhin, et donne sur la rue Soufflot.

Ce serait aussi dans cette chambre, qu'il aurait écrit « La chanson de la plus haute tour ».

                                                                                                                                                               

Oisive jeunesse

A tout asservie,

Par délicatesse

J'ai perdu ma vie.

Ah! Que le temps vienne

Où les cœurs s'éprennent.


Je me suis dit: laisse,

Et qu'on ne te voie:

Et sans la promesse

De plus hautes joies,

Que rien ne t'arrête

Auguste retraite.


 

  

J'ai tant fait patience

Qu'à jamais j'oublie;

Craintes et souffrances

Aux cieux sont parties.

Et la soif malsaine

Obscurcit mes veines.


Ainsi la prairie

A l'oubli livrée,

Grandie, et fleurie

D'encens et d'ivraies,

De cent sales mouches.

  

Ah! Mille veuvages

De la si pauvre âme

Qui n'a que l'image

De la Notre dame!

Est-ce que l'on prie

La Vierge Marie?


Oisive jeunesse

A tout asservie,

Par la délicatesse

J'ai perdue ma vie.

Ah! Que le temps vienne

Où les cœurs  s'éprennent

  

Quelques temps après, au mois de mars, Arthur Rimbaud quitta Paris, pour que Paul Verlaine puisse retourner vivre auprès de sa femme Mathilde, qu'il délaissait par amour pour Rimbaud.

  

Arthur Rimbaud

Ernest Hemingway
Arthur Rimbaud
Oscar Wilde
Jimm Morrison
Henry Miller
Balzac
Boris Vian
Simone de Beauvoir
Serge Gainsbourg et jane Birkin
Oscar Wilde
Mistinguett

L'Hôtel ****

13, Rue des Beaux Arts.


Oscar Wilde

C'est dans cet hôtel que la camarde trouva Oscar Wilde le 30 novembre 1900. Il vivait dans les chambres n° 6 et 7. Aujourd'hui, ces deux chambres sont réunies en une seule sous le n°16. Déco Wildienne Garantie.

Avant de rendre son dernier souffle dans cette chambre, Oscar aurait eu ces dernières paroles:

Lorsque son médecin lui remit ses honoraires:

- J'ai bien l'impression que je vais devoir mourir au-delà de mes moyens.

Le jour de sa mort:

- J'ai rêvé, mes amis, que je soupais parmi les morts.

Et enfin, en parlant de la tapisserie sur les murs de sa chambre d'hôtel:

- Ou ce papier peint disparaît ou je m'efface.

Puis, il ferma ses yeux pour toujours, laissant derrière lui une dette de 2643,40 francs à l'hôtel.


Mistinguett 1873 - 1956

Elle avait pour habitude de descendre dans cet hôtel. Alors, pour ceux qui rêvent de dormir dans son lit... demandez la chambre Mistinguett, aux allures Art Déco.

- Un baiser peut-être une virgule, un point d'interrogation ou d'exclamation. Voici les points essentiels de la ponctuation que toute femme devrait connaître.


Serge Gainsbourg, Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg.

Serge Gainsbourg, avait acheté la maison qu’il garda jusqu’au dernier jour de sa vie, au 5, bis rue Verneuil. Le temps des travaux, il aménagea la chambre « baroque », avec femme et enfant à l’Hôtel. C’était pendant la sortie de "Je t'aime, moi non plus" et la création de son premier album concept : Mélodie Nelson, qu’il écrivit en parti dans cette chambre. Les employés de l’Hôtel, se souviennent qu’ils leur arrivaient de faire prendre un bain, dans la fontaine de l’Hôtel, à Kate (la fille de Jane), encore Bébé.

Jim Morisson

Lorsque Pam et Jim quittèrent pour 3 semaines leur adresse Beautreillis, car Zozo était de retour de St Tropez, avec des amis. Ils louèrent une chambre à l’hôtel Guy-Louis Duboucheron, aujourd’hui appelé «  Hôtel ». Cet hôtel de luxe avait été la dernière résidence d’Oscar Wilde (voir notre article). Jim Morrison insista pour louer la chambre n°16 où avait succombé le poète au 1er étage. Un soir, alors que Jim était à la fenêtre, il bascula en avant et se défenestra. Par chance, une voiture était garée juste en dessous, Jim s’écrasa sur le capot, et s’en tira sans trop de casse, ce n’est certainement pas le cas de la voiture. Une fois debout, Jim alla directement dans un bar finir sa nuit.

Serge Gainsbourg avec Jane et Kate

Oscar Wilde

Mistinguett

Jim Morrison

Jim Morisson

Serge, Jane, Kate

Hôtel Esméralda

Hôtel Esméralda

4, Rue Saint Julien le Pauvre – Paris.


Sur la rive gauche. De la plupart des chambres, on peut admirer la Seine, Notre Dame, l’Ile de la Cité et le square Saint Julien le Pauvre avec son Robinier planté en 1602 qui en fait le plus vieil arbre de Paris.

Loin des standards d’aujourd’hui, l’hôtel Esméralda se dénote par sa déco et par son accueil sans chichi. Aucune des 16 chambres ne se ressemble. Tous les meubles ont été chinés chez les antiquaires et aux marchés aux puces.

La 1re chose qui frappe à l’œil, lorsque l’on pousse la porte d’entrée de l’hôtel, c’est l’escalier qui monte aux chambres. En 1968, Jane Birkin était en tournage pour le film de Pierre Grimblat « Slogan » ce dernier lui avait réservé une chambre à l’Esméralda. Son partenaire, pour le film, était Serge Gainsbourg. On dit, que les premières rencontres sur le plateau de tournage entre Serge et Jane furent plutôt chaotiques. Jusqu’au jour, où, Serge alla chercher Jane à son hôtel Esméralda pour l’emmener diner chez Maxim’s. C’est en la voyant descendre cet escalier tortueux et sans âge que Serge serait tombé amoureux de la belle Anglaise. C’était les années Swinging London, et la mode anglaise était aux jupes très courtes. On peut facilement imaginer, dans le hall d’accueil, en regardant les vieilles marches de bois usées de l’escalier, l’effet que pouvait faire cette apparition. Ils ont ensuite passé leur première nuit ensemble dans l’une de ces chambres.

Hugo Pratt a aussi séjourné à l’Esméralda ainsi que le chorégraphe Béjart.

  

Sege Gainsbourg Jane Birkin
Kiki de Montparnasse par Man Ray
Gertrude Stein par Picasso

Kiki de Montparnasse

 par Man Ray

Gertrude Stein

Par Pablo Picasso

Hôtel Lenox ***

15, rue Delambre - quartier Montparnasse.


Ancien nom: Grand Hôtel des Écoles.

Cet hôtel est situé dans une rue particulièrement fréquentée par les Artistes des années folles. L'hôtel Lenox, s'appelait alors le Grand Hôtel des Écoles. Parmi ses hôtes prestigieux :

- Henry et June Miller, qui habitèrent ici de 1928 à 1930. À cette époque, Miller n'est pas encore un écrivain.

- Tristan Tzara : écrivain, poète, fondateur du mouvement Dada. En 1921, alors qu'il venait d'arriver à Paris, il loua une chambre dans cet hôtel.

- Alice Prin, dit "Kiki de Montparnasse". Modèle et amante de Man Ray, elle posa aussi pour: Foujita, Soutine, Bob Lodewick et le peintre avec qui elle partagea sa vie pendant 4 ans, Maurice Mendjinsky et bien d'autres peintres. Partant de rien, et c'est peu de le dire, elle devint tour à tour, chanteuse de cabaret, écrivaine et peintre.

- James Joyce: écrivain du Portrait de l'artiste en jeune homme, Ulysse, La veillée des Finnegan, Stephen le héros.

- Gertrude Stein : Écrivaine, poétesse, féministe et collectionneuse d'art. Son livre  qui eut le plus grand succès: The authobiography of Alice B. Toklas.

- Jean Cocteau : Les parents terribles, La belle et la bête...

- Marc Vaux : Le photographe des peintres.

- Man Ray : Sa chambre était le N° 37. Il en fit l'un de ses premiers studios photo. C'est ici qu'il photographia James Joyce, Gertrude Stein...

  

Henri Matisse autoportrait
Josephine Baker

Autoportrait

Henri Matisse

Josephine Baker

Hôtel Lutetia ****

45, Boulevard Raspail - Quartier Montparnasse.


Cet élégant hôtel de style Art Nouveau, situé à la frontière de St. Germain et Montparnasse, dans le quartier, Notre-Dame-des-Champs, a ouvert ses portes en 1910. L'idée de départ était de pouvoir offrir aux clients du grand magasin "Le bon marché", un hôtel sur rive gauche, digne de leur bourse.

Le Lutetia, prit ses lettres de noblesse dans les années folles, mais son histoire est aussi liée à celle de la France. Pendant les années 1920, il devint le repère des artistes de la rive gauche:

Pablo Picasso prit une chambre à l'année, ainsi que Henri Matisse et André Gide. James Joyce, Saint Exupéry, Samuel Beckett, André Malraux, Joséphine Baker et toute sa marmaille, Albert Cohen, dont on dit qu'il écrivit dans une de ces chambres "Belle du seigneur". Puis, les années folles s'en allèrent, chassées par la dernière guerre mondiale. Le 15 juin 1940, ses nouveaux occupants furent le service de renseignements et de contre-espionnage de l'état-major allemand. Honteux d'avoir été obligé d'abriter de tel hôtes, à la libération, le propriétaire décide de faire de l'hôtel le centre d'accueil des déportés, qui arrivaient des camps de concentrations.

Aujourd'hui, le Lutetia a repris sa place dans les palaces de la capitale. Ses différentes suites sont décorées par thème: parisienne, littéraire... Mais les artistes d'aujourd'hui continuent de marquer, de leur empreinte, cet hôtel. Les suites David Lynch et celle  du peintre, sculpteur, Arman, ont été décorées par ces Artistes.

Hôtel Quai Voltaire ***

19, Quai voltaire – Paris


L’hôtel du Quai Voltaire date du XIXe.

Y vécurent :

  • Charles Baudelaire.
  • Richard Wagner fut aussi l’un des hôtes prestigieux de cet hôtel. On dit que c’est ici qu’il termina d’écrire « Les maîtres chanteurs de Nuremberg. »
  • Oscar Wilde en 1883, avant d’aller finir sa vie dans un autre hôtel du quartier (voir dans la rubrique : Hôtel-Paris), loua la chambre n° 14  au Quai Voltaire.
  • Le peintre Camille Pissarro.
  • Le compositeur Jean Sibelius. 


Petite histoire :

Charles Baudelaire : C’est dans une chambre de l’hôtel du Quai Voltaire que Charles Baudelaire décide de retenter la vie de couple avec son ancienne maîtresse, Jeanne Duval, dit, la mulâtresse , ou, la Venus noire. Au bout de seulement quinze jours, une dispute éclate et Jeanne prend la décision de quitter Charles. Dans son désespoir, Charles Baudelaire, envoie alors une lettre à sa mère, le 11 septembre 1856, qui se termine ainsi : « Me voilà seul, bien seul, pour toujours, c’est plus que probable. Car je ne peux plus, du côté moral, mettre ma confiance dans les créatures, pas plus qu’en moi-même, n’ayant désormais à m’occuper que de mes intérêts d’argent, et de vanité, et sans autre jouissance que la littérature. »

C’est à cette même époque que le recueil de nouvelles « Histoires extraordinaires » d’Allan Edgar Poe (dont le traducteur français, et certainement le plus grand admirateur, n’était autre que Charles Baudelaire) fut publié en France, et connut un succès immédiat. Étant dans une bonne passe, le poète, signa un contrat en décembre 1856 avec un éditeur pour un recueil de vers : Les Fleurs du Mal. C’est donc dans cet hôtel qu’il corrigea, car il mit 15 ans à les écrire, ses plus beaux vers. Il n’arrête pas pour autant les traductions des « Aventures d’Arthur Gordon Pym » d’Edgar Poe. Ce texte, rempli de termes de navigation, lui donne du fil à retordre. Il passe son temps, dans les bars et les caveaux de Paris, à la recherche de matelots anglais susceptibles de l’aider dans ses traductions. Son exigence en fait rire certains, à qui il réplique : « Je ne dois pas plus donner de prise à la censure d’un matelot qu’à la critique d’un littérateur ! »

Enfin, ses Fleurs du Mal sortent et provoquèrent un tollé dans la presse (chez le Figaro particulièrement), et dans le gouvernement de Napoléon III.


L’Amour du Mensonge

Quand je te vois passer, ô ma chère indolente,

Au chant des instruments qui se brise au plafond

Suspendant ton allure harmonieuse et lente,

Et promenant l’ennui de ton regard profond…


Honoré de Balzac : C’est le long du quai Voltaire qu’il situa l’étrange antiquaire, qui allait vendre à un Raphaël suicidaire, une peau de chagrin. Celui-ci arrivait du Pont Royal, hésitant à faire le grand saut. Une inconnue l'interpelle alors :

  • Mauvais temps pour se noyer, lui dit en riant une vieille femme vêtue de haillons. Est-elle sale et froide, la Seine !

Préférant attendre la nuit, il déambula sur le quai Voltaire, entre les devantures d’antiquaires et les bouquinistes.

  

Charles Baudelaire
Richard Wagner

Richard Wagner

Charles Baudelaire

Hôtel Intercontinental Paris le Grand ****

2 rue scribe – Paris IXe


Situé à l’étage de son café-restaurant gastronomique « le café de la paix », il ouvrit en 1862 et fut inauguré par l’épouse de Napoléon III. C’était l’époque des grands chamboulements architecturaux de Paris faits par le Baron Haussman. Classé monument historique, cet hôtel fut construit en un bloc avec 398 chambres et 72 suites face à l’opéra Garnier et à l’angle des grands boulevards en vue de l’exposition universelle de 1867. C’était l’endroit luxueux et de style de la fin du Second Empire où descendaient les rois, princes, maharajahs du monde entier. L’hôtel représentait le progrès technique et scientifique dans lesquels baignait la France du XIXe.

À cette époque, c’est également l’ère du renouveau artistique. Lors de son inauguration, Jacques Offenbach a dirigé un orchestre lyrique. De grands écrivains comme Victor Hugo qui organisait des banquets, Émile Zola y fit mourir l’héroïne de son roman « Nana » dans la chambre 401 du quatrième étage.

En haut, au quatrième étage, la chambre coûtait douze francs par jour, Rose ayant voulu quelque chose de convenable, sans luxe cependant, car on a pas besoin de luxe pour souffrir. Tendue de cretonne Louis XIII à grosses fleurs, la chambre avait le mobilier d'acajou de tous les hôtels, avec un tapis rouge semé d'un feuillage noir. Un lour silence régnait, coupé d'un chuchotement, lorsque des voix s'élévèrent dans le corridor...

Au XXe, ce lieu mythique inspira Roman Polanski, pour son film « Frantic » c’est dans l’une de ses chambres que va descendre le couple Harrison Ford et Betty Buckley avant que celle-ci se fasse enlevée. C’est aussi ici que Joséphine Baker vivait lorsqu’elle chantait à l’Olympia. Marlène Dietrich, Jean Reno, Ernest Hemingway, Liza Minelli, James Cameron, John Galliano… On ne compte plus ses illustres hôtes.

Emile Zola par Edouard Manet
Harison Ford

Emile Zola

par Edouard Manet

Harison Ford

Frantic

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Hôtel Belloy St Germain **** (Hôtel des Etrangers)

2, rue Racine, Saint-Germain-des-Prés


L’hôtel Belloy, a tout d’abord été connu sous le nom de "l’hôtel des étrangers". Il fut créé en 1871. L’année de son ouverture, il avait parmi ses employés, comme barman et pianiste d’ambiance, le compositeur, pianiste et poète, Ernest Cabaner. Paul Verlaine était un des clients du bar, et c’est là que les deux hommes se rencontrèrent et s’apprécièrent. Verlaine, disait de Cabaner qu’il ressemblait à « Jésus Christ après trois ans d’absinthe ». En septembre 1871, ne sachant plus où loger son ami et amant Arthur Rimbaud, Paul Verlaine demanda à Ernest Cabaner de l’aider. Celui-ci l’hébergera pendant prés de deux mois à l’hôtel où il occupait une chambre au 3éme étage. Cette rencontre permettra à Cabaner d’initier Rimbaud au piano. La méthode d’apprentissage de Cabaner pour cet instrument consistait à mettre des couleurs sur chaque note. L’histoire dit que cette méthode inspira Arthur Rimbaud pour son poème « Voyelles ». À cette même époque, dans Paris, des poètes se réunissaient pour créer le mouvement Parnasse. Pour les Parnassiens, seule la beauté du poème devait faire foi. Ils réprimaient toute œuvre lyric, dramaturge ou sentimental. Un poème ne devait en rien se mêler à la politique ou aux sentiments du poète. Théophile Gauthier appela ça « l’art pour l’art ». Seules la forme et la beauté des vers devaient compter. Paul Verlaine et Arthur Rimbaud avaient fait quelques apparitions dans ce groupe. Ne l’ayant pas trouvé à leur goût, ils créèrent « les Zutiques » en réponse aux Parnassiens, avec André Gill, Charles Cros, Camille Pelletan, Léon Valade. Ils se réunissaient à l’hôtel Belloy (l'hôtel des Étrangers). Le seul but de ce groupe était de ridiculiser les Parnassiens et, particulièrement l’un de ses membres les plus actifs, François Coppée (pas notre homme politique, mais le poète, romancier), par des écrits ou des caricatures.

Aujourd’hui, l’hôtel Belloy est un hôtel de charme en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, à l’angle du boulevard Saint Michel.

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,

Je dirai quelque jour vos naissances latentes :

A, noir corset velu des mouches éclatantes

Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,


Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,

Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;

I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles

Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;


U, cycles, vibrements divins des mers virides,

Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides

Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;


O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,

Silences traversés des Mondes et des Anges :

O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

                                       Arthur Rimbaud

Ernest Cabaner par Edouard Manet
Arthur Rimbaud et Paul Verlaine par Henri Fantin Latour, Un coin de table

Arthur Rimbaud,

Paul Verlaine

Un coin de table

Henri Fantin Latour

Ernest Cabaner

Pastel de

Edouard Manet

Hôtel d’Angleterre*** (jadis, l’hôtel Jacob)

44, rue Jacob – Saint-Germain-des-Prés


Le 21 décembre 1921, un jeune couple d’amoureux avait réservé la chambre n° 14 de l’hôtel d’Angleterre, au nom d’Ernest Hemingway, 22 ans, et de son épouse Hadley. Ils venaient juste de se marier 3 mois auparavant, jour pour jour. Hadley parlait le français, mais pas Hem, ce qui ne l’empêchait pas d’être journaliste pour la France pour le Toronto Star. Très vite, il quitta ce poste pour se consacrer uniquement à l’écriture. Ils restèrent plusieurs mois dans cette chambre au prix modique de 30$ par mois.

Avant Hemingway, et avant d’être un hôtel, le bâtiment du 44 rue Jacob abritait l’ambassade d’Angleterre (d’où vient son nom aujourd’hui). C’est ici que le 3 septembre 1783, on rédigea le traité de l’Indépendance des États-Unis. Benjamin Franklin considéra l’Ambassade comme un territoire Britannique et refusa de le signer dans ces lieux. Il fut donc signé à l’hôtel d’York, qui se trouvait juste à côté au 56, rue Jacob.

L’hôtel d’Angleterre est un hôtel de charme, au cœur de la rive gauche. En sortant de l'hôtel explorer la rue Jacob, elle a été l'adresse de quelques artistes :

— Richard Wagner habitait au n° 14 de la rue entre 1841 et 1842. 

— Colette, lorsque sa carrière d’écrivaine débuta, aménagea au 28 rue Jacob entre 1893 et 1896.

— Plus récemment, entre 1990 et 2000, le 19 rue Jacob était l’adresse de Jane Birkin.

Ernest Hemingway par Man Ray

Ernest Hemingway

par

Man ray

Hôtel Delambre (ancien nom : Hôtel des Ecoles)

35, rue Delambre


Paul Gauguin

Le 1er artiste que nous avons retrouvé ayant loué une chambre dans cet hôtel est Paul Gauguin. Avant d’être l’artiste que nous admirons, Paul Gauguin a été marin et agent de change pour la bourse de Paris. Ce n’est qu’en 1874, alors qu’il est âgé de 26 ans, qu’il va rencontrer Camille Pissarro et se lancer dans la peinture avec les impressionnistes. Gauguin était un véritable globe-trotter. Avant de poser ses valises à l’hôtel des Écoles, il avait déjà navigué un peu partout dans le monde : le Panama, la Martinique, le Pérou. Mais il allait aussi marquer son temps de son pinceau. Il fut l’un des fers de lance de l’École de Pont-Aven. C’est en 1891 que Paul Gauguin va faire une halte à l’hôtel des Écoles (aujourd’hui hôtel Delambre). Il n’a alors plus un sou, et rentre d’Arles où il a vécu quelque temps avec son ami Vincent Van Gogh, jusqu’à cet épisode tragique où Van Gogh se sectionna l’oreille. Il resta à Paris, juste le temps nécessaire pour vendre quelques toiles et fuir pour toujours le monde occidental. Il s’embarquera pour Tahiti dès qu’il le pourra.    

André Breton

André Breton s’installa à l’hôtel des Écoles en 1920. À cette même époque, Tristan Tzara arrivait de Zurich et s’installait dans un hôtel juste à côté, l’hôtel des Grandes Écoles (aujourd’hui l’hôtel Lenox). André Breton venait de publier son fameux « Les Champs Magnétiques », dans lequel il exploitait l’écriture automatique, cette technique qui consiste à laisser aller sa plume, sans se poser de question ni faire de correction. La venue de Tristan Tzara, qui était l’un des chefs de file du Dadaïsme, l’enchantait, mais il fallut attendre quelques années avant que les deux artistes se rejoignent.

Aujourd’hui, l’hôtel, rebaptisé Delambre, offre le confort d’un trois étoiles, dans une rue calme et pourtant l’une des plus mythiques des années folles.

  

Paul Gaugin autoportrait

Paul Gauguin

André Breton

André Breton

Beat Hôtel****

9 rue Gît-le-coeur


Le Beat Hôtel était un petit hôtel situé dans le Quartier Latin à Paris.

Au début, ce petit hôtel parisien miteux n'avait pas de nom, mais il adopta vite le nom de Beat Hotel en raison des nombreux écrivains de la Beat Generation qui venaient y séjourner.

C’était un hôtel de 42 chambres, avec les fenêtres donnant sur la cage d'escalier, une seule baignoire au rez-de-chaussée avec de l’eau chaude disponible uniquement le mercredi, jeudi et samedi, et les draps n’étaient changés qu’une fois par mois...

Le Beat Hotel était dirigé par Mr et Mme Rachou de 1933 jusqu’à sa fermeture en 1963. Mme Rachou, qui avait était touchée par l’art depuis qu’elle travaillait dans une pension que fréquentaient Monet et Pissarro, acceptait que les résidents décorent leur chambre à leurs goûts et qu’ils la payent en toiles ou en manuscrits.

C’est donc dans cet hôtel que les Beats posèrent leurs bagages à Paris en 1957.

Allen Ginsberg et Peter Orlovsky firent exil à Paris en raison du puritanisme américain qui allait à l'encontre de leurs idées et allait même jusqu’à censurer leurs livres. Ils ont été ensuite rejoints par Gregory Corso, Robin Cook et William S. Burroughs qui y acheva son «Festin Nu». C’est dans cet hôtel que la technique du Cut-Up fut expérimentée pour la première fois par Brion Gysin et son ami William S. Burroughs, qui utilisera d’ailleurs cette technique pour son livre «Festin Nu». Le Cut-Up consiste à découper un texte au hasard et à le réarranger avec un autre morceau de texte, tentant de reproduire l’effet des drogues hallucinogènes, modifiant le spatio-temporel et la pensée en introduisant des effets de déjà-vu.... Ginsberg y écrira aussi son poème « Kaddish ».

Le Beat Hotel ferma ses portes en 1963. Rouvert depuis, une plaque témoigne de son passé Beat et de ses auteurs venus de New York. Il a été rebaptisé «Relais vieux-Paris» et  il est devenu un hôtel de luxe en plein cœur du Quartier Latin, à dix minutes à pied du Square du Vert Galant, là où la Beat Generation se réunissait pour le sunset, au pied de la Seine.

Allen Ginsberg par Harold Chapman
William S. Burroughs au Beat Hôtel

Allen Ginsberg

by Harold Chapman

William S. Burroughs

au Beat Hotel

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