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En 1971, Jim Morrison était poursuivi par la justice des États-Unis pour exhibition, suite à un concert donné à Miami, où il aurait montré son sexe au public. Rien n’a jamais été prouvé là-dessus. À l’époque, les États-Unis et la France n’avaient pas de conventions d’extraditions pour les affaires de mœurs. Son avocat propose alors à Jim de fuir les États-Unis, où il risquait la prison, et d’aller vivre en France avant qu’on lui enlève son passeport. Pour Jim, c’est le bon moment, il se sent vieux et épuisé, alors qu’il n’a que 27 ans. Il veut aller sur les traces de Baudelaire et de Rimbaud, vivre à Paris et écrire des poèmes. Son corps le fait souffrir depuis l’accident à l’hôtel « le Château Marmont » à L.A, où il avait voulu sauter du toit pour atteindre sa chambre et en était en fait tombé. Depuis, il crache du sang, il boite un peu et il est souvent pris de quintes de toux, stigmates de sa pneumonie attrapée quelques mois en arrière. Il était donc temps pour lui de suivre ses ainés : Ernest Hemingway, Gertrude Stein, Henry Miller, et de retrouver la terre des poètes maudits, Arthur Rimbaud et Charles Baudelaire, mais aussi la dernière adresse d’Oscar Wilde.  

Jim Morrison

Jim Morrison à Paris

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Le 15 février 1971, Pamela Courson, la petite amie de Jim, qu’il disait être sa muse, arrive en repérage à Paris. Elle s’installe à l’hôtel George V. Très vite, elle va retrouver le comte Jean de Breteuil, celui que les Américains surnomment le « junkie aristo ». On dit que Jean de Breteuil était en relation direct avec la french connexion. Ces chimistes marseillais avaient la réputation d’être les meilleurs du monde et de proposer de l’héroïne presque pure. C’est chez Jean de Breteuil que le show-biz international s’alimentait. Pam, qui prenait de l’héroïne, avait connu le jeune Comte lors de son dernier voyage en Europe. Ils s’étaient quittés fâchés, mais une fois à Paris, elle renoua avec lui, probablement pour qu’il la fournisse en dope. Même si de Breteuil est mort d’une overdose à 22 ans, on peut lui attribuer le titre de président d’honneur du « Club des 27 ». Le comte Jean de Breteuil est d’ailleurs un personnage clé dans la fin tragique de Jim. Cet aristo décadent, qui fréquentait les plus grandes Rock-Stars de la planète comme Brian Jones, Jimi Hendrix et Janis Joplin (certains affirment que sa voiture était garée dans le parking de l’hôtel Landmark à L.A, le soir où Janis Joplin eu son overdose), mettait petit à petit le grappin sur Jim Morrison.... À cette époque, de Breteuil vivait avec la chanteuse Marianne Faithfull, qui venait de quitter Mick Jagger. Une fois Jim à Paris, tous les éléments été réunis : une muse droguée, un dealer aristo, et une Rock-Star épuisée, alcoolo et droguée.

Jim Morrison, Pamela Courson

Jim Morrison - Pamela Courson

Hôtel George V

Ce palace date de 1928, sa déco des années 1930 faisait dire à Jim Morrison qu’il ressemblait à un bordel en peluche rouge de La Nouvelle-Orléans. Cet hôtel a aussi accueilli, les Beatles en 1964, les Rolling Stones, et beaucoup d’autres artistes depuis.

Jim Morrison

Jim Morrison Paris

Jim Morrison

Jim Morrison

Shakespeare and Compagie

Shakespeare and Compagnie

Bar Alexandre

53, Avenue George V

Le 11 mars 1971, Jim Morrison quitte L.A pour Paris. Il s’installe à l’hôtel George V. Quand il arrive, Pam n’est pas à l’hôtel. Jim va l’attendre au bar Alexandre. Durant sa vie à Paris, Jim fréquentera souvent ce bar. Grâce aux importants pourboires qu’il laisse, la direction acceptera les scandales à répétition de Jim lorsqu’il est ivre. Aujourd’hui, le bar a été détruit. À la place, il y a la boutique Vuitton. Même le banc sur le trottoir, où Jim avait l’habitude de s’assoir ou de s’allonger pour dessaouler, à disparu. On pense qu’il a été volé par un fan de Jim.

 

Jim est seul dans cette ville et ne parle pas un mot de français, Pam est happée par la vie parisienne et le milieu branché de St-Germain que le comte de Breteuil lui présente. On dit qu’à cette période Jim essaie de décrocher de l’alcool et de la cocaïne. Seul dans la capitale, Mister Mojo découvre la ville de Rimbaud et Baudelaire. Il profite de la vie parisienne à la façon d’Hemingway : de ses cafés en terrasse, de ses bouquinistes sur les quais, de la librairie Shakespeare and Compagnie : même si ce n’est plus la même adresse que celle fréquentée par la Lost Generation dans les années 1920, elle reste un point de rendez-vous pour les artistes américains. On le voit aussi souvent trainer du côté du 17, quai d’Anjou, sur l’île St Louis devant  l’hôtel Lauzun, là où se passaient auparavant les soirées des Hachichins.

Hôtel le Petit Paris **** 

214, rue St Jacques

Comme ses ainés, les Montparnos, Jim loua une chambre, la n°4, dans cet hôtel du Quartier Latin.

  

Jim Morrison
Jim Morrison, Pamela Courson

Jim et pam

Appartement de Jim et Pam

17, rue Beautreillis

Le 11 mai 1971, Jim et Pam vont sous-louer l’appartement, au 3éme étage à droite de l’entrée A, à un mannequin, Élisabeth Larivière, dite Zozo, amie elle aussi avec le « junkie aristo ». Jusqu’au 10 avril, ils vivront tous les 3 ensembles dans l’appartement, puis Zozo partira pour St Tropez et les laissera seuls. Jim est heureux de cette adresse qui est tout prêt du 22, rue Beautreillis dont Charles Baudelaire occupait un appartement entre 1858 et 1859.

Il passe ses journées à se promener et à écrire, dans une ville où il retrouve l’anonymat. Il fait ses courses, s’approvisionne en vins blancs du Bordelais, à la cave des « Vins des Pyrénées » au 25, rue Beautreillis (aujourd’hui transformée en restaurant qui a gardé le même nom), il fait ses courses dans les commerces de la rue Saint-Antoine. On dit qu’il aime passer des heures sur les bancs de la place des Vosges, à écrire. À cette époque, il ne veut plus entendre parler des Doors, et souhaite devenir un poète.

  

Restaurant Beautreillis aujourd’hui : Le Dindon en Laisse

18, rue Beautreillis

Ce restaurant, et celui que Jim a le plus fréquenté pendant sa période à Paris. Il se situe juste en face de l’immeuble de Jim et Pam. Il a aussi été plusieurs fois le théâtre des nombreuses disputes du couple. En 1990 les propriétaires vendent le restaurant. Le nouveau propriétaire, apprenant son histoire, décide de faire une déco en hommage à Jim Morrison. Il décore les murs de photo de Jim et Pam, il va même jusqu’à se procurer les carreaux de la salle de bain où Jim a été retrouvé mort, pour les fixer à son mur. En 1996, le restaurant change de mains. Le nouveau patron n’aime pas du tout cette décoration, et surtout la clientèle morrisienne. Il enlève tout ce qui rappelle le Poète, et double le prix sur sa carte. Depuis, le restaurant est devenu un cabinet d’avocat, puis de nouveau un restaurant, le Dindon en Laisse.

  

Jim Morrison

Jim Morrison au restaurant avec des amis à Paris

Le Rock and Roll Circus

57, rue de Seine

Cela faisait trois ans que ce club était ouvert sur St-Germain. C’était l’endroit où il fallait être, le lieu où l’on pouvait rencontrer Mick Jagger, Roman Polanski, Johnny Halliday, Michel Polnareff… Il attirait les hippies, les bourgeois, et forcément les dealers qui commerçaient dehors. Le club avait recrutait un DJ, Cameron Watson, un américain du Nebraska, qui venait de déserter du Vietnam. Peu de gens pouvaient reconnaitre Jim Morrison quand il était à Paris : à cette époque sans Internet ni magazines people, les français voyaient toujours Jim comme ce rockeur à la beauté du diable. Personne ne pouvait imaginer en passant devant cet homme corpulent, avec sa grosse barbe, et ses cheveux longs, accoudé au comptoir avec une vodka, qu’il était le leader des Doors. Au début, Jim a fréquenté le Rock and Roll Circus pour pouvoir se procurer de l’héroïne pour Pamela, qui s’était fâchée avec son comte. Il fit la connaissance du DJ Cameron, avec qui il pouvait parler. Il fréquenta ce club pendant toute sa période à Paris.

  

Jim Morrison

Jim Morrison

L’Hôtel ****

13, rue des Beax Arts.

Pam et Jim quittèrent pour 3 semaines leur adresse Beautreillis, car Zozo était de retour de St Tropez, avec des amis. Ils louèrent une chambre à l’hôtel Guy-Louis Duboucheron, aujourd’hui appelé « Hôtel ». Cet hôtel de luxe avait été la dernière résidence d’Oscar Wilde. Jim Morrison insista pour louer la chambre n°16 au 1er étage, où avait justement succombé le poète. Un soir, alors que Jim était à la fenêtre, il bascula en avant et se défenestra. Par chance, une voiture était garée juste en dessous : Jim s’écrasa sur le capot et s’en tira sans trop de casse, ce qui n’est certainement pas le cas de la voiture. Une fois debout, Jim Morrison alla directement dans un bar finir sa nuit.

  

Jim Morrison

Jim Morrison

Jim Morrison, Pamela Courson à Paris

Jim Morrison et pamela

Théâtre de la Musique

Rue Papin.

Jim Morrison, accompagné de son ami Alain Ronay et d’un couple d’amis, se rendit à la représentation de la pièce Le Regard du Sourd de Bob Wilson. Cette pièce muette et étonnante met en scène une trentaine d’acteurs, de danseurs et des animaux. D’une durée de 7 heures, Le Regard du Sourd donne la vision d’un enfant noir qui surprend sa nourrice en train d’égorger deux enfants dont elle devait s’occuper. Aragon, en voyant cette pièce, avait dit qu’elle était « une extraordinaire machine de liberté ».

Rosebud

11, bis rue Delambre

Après le spectacle, Jim et ses amis, Alain Ronay, Hervé Muller et sa compagne Yvonne, vont prendre un cocktail au Rosebud. Ce bar, qui date de 1962, était une des adresses de Jean-Paul Sartre, lorsqu’il habitait dans un petit hôtel tout près. Une statue à son effigie trône d’ailleurs dans la salle aujourd’hui. Il est situé dans une des rues les plus emblématiques des années folles. Les hôtels et les bars de la rue Delambre ont été le théâtre des Montparnos. Parmi les nombreux tableaux de la pièce que venaient de voir Jim et ses amis, il en restât un qui troubla Jim Morrison : celui d’un homme couché, comme mort, dans une baignoire. Toute la nuit, Jim parla de cette scène qui lui rappelait Marat. Puis, ils allèrent dîner à la Coupole, un autre lieu chargé d’histoire des années folles et de la Lost Generation.


Liste de bars que fréquentait Jim Morrison :

          Le Café de Flore – 172, Boulevard St Germain.

          La Palette – 43, rue de Seine.

          L’Astroquet (aujourd’hui l’hôtel Au Manoir) - 153, boulevard St-Germain. Jim improvisa une jam dans ce bar avec le groupe Trainer.

          Les Deux Magots – 6, place Saint-Germain-des-Prés.

          Le Mazet – 61, rue St André des Arts.

  

Jim Morrison à Paris

Jim Morrison à Paris

La mort du Rockeur

On a beaucoup fantasmé sur la mort de Jim Morrison, mais aujourd’hui, plus de 40 ans après cette nuit mystérieuse, il ne reste que deux histoires sérieuses sur ses dernières heures. Tout d’abord, tout le monde semble d’accord sur sa dernière après-midi : Jim la passera en compagnie de son ami Alain Ronay, avec qui il se promènera dans les rues du Marais. Jim sera victime d’une crise de hoquet, comme il en a depuis quelque temps. Une crise très forte, qui l’oblige à s’allonger sur un banc public, pour essayer de la calmer. Les deux amis iront ensuite boire une bière au « Café des Phares » sur la place de la Bastille. C’est la dernière fois qu’Alain Ronay pourra voir son ami Jim vivant. Une fois rentré chez lui, Jim emmènera Pam au cinéma voir un film de Raoul Walsh, le « western freudien » avec Robert Mitchum, au cinéma l’Action Lafayette, qui se situait au 9, rue Buffault (aujourd’hui, c’est une alimentation). C’est après ce film que les versions divergent.


Version officielle

Après le film, Jim et Pam rentrent chez eux. Jusqu’à 2h30 du matin, ils écouteront des albums des Doors, regarderont des films jusqu’à s’endormir. Pendant la nuit, Pam est réveillée par la respiration bruyante de Jim. Elle veut appeler un médecin, mais Jim refuse. Il se fait couler un bain pour se calmer. Une fois dans le bain il se met à vomir du sang et des caillots, mais ce n’est pas la première fois que ça lui arrive ces derniers temps. Il demande à Pam de ne pas s’affoler et d’aller se coucher. Ce serait vers les 5 h du matin, lorsque Pam se réveilla, qu’elle découvrit le corps de Jim, inerte dans la baignoire. C’est la version que va raconter Pamela aux enquêteurs.

À ce moment-là de l’histoire, la version officielle va se recouper avec l’officieuse. Expliquons la deuxième version et nous reviendrons ensuite sur la suite des événements.


  

Jim Morrison

Version officieuse

Il y avait à cette époque un homme, dans Paris, que l’on surnommait « le Chinois ». Il était l’un des principaux dealers en héroïne de la capitale. Il revendait une drogue venue de Hong Kong, qui transférait par Marseille et sa french connexion. Cette héroïne exceptionnelle (on parle d’une dope pure à plus de 80 % alors qu’elles sont en général à 30 %) que l’on surnommait la « China White », était attendue comme le Messie par la faune parisienne. Tout le monde était sur les starkings-blocs lorsque la rumeur circulait que le Chinois avait été livré. Bien entendu, le Chinois avait comme fond de commerce le Rock and Roll Circus. Il était aussi en étroite collaboration avec le junkie aristo Jean de Breteuil. Plusieurs personnes ont été témoins de ce qui va suivre cette nuit-là. Le premier à l’avoir révélé dans un livre est Sam Bernett, jeune animateur du Rock and Roll Circus. Il dit avoir vu Jim Morrison au club, la nuit du 2 au 3 juillet 1971 après minuit. Il lui aurait servi une vodka. Ensuite, Jim serait allé discuter avec deux types, des dealers travaillant avec le Chinois pour le compte de Jean de Breteuil. Même si Jim ne prenait pas d’héroïne, d’après certains de ses proches, cela faisait deux jours qu’il s’était mis à la sniffer, refusant toujours de se piquer. Après avoir discuté et bu un long moment avec les deux types bizarres, Jim serait allé aux toilettes, certainement pour tester la marchandise qu’il voulait rapporter à Pam. Vers 2h30, la femme qui s’occupait des vestiaires du club serait allée voir Sam Bernett pour lui indiquer qu’une des portes des toilettes est fermée depuis plus de 20 minutes et que personne ne répond. Sam frappe alors à la porte, mais rien ne bouge. L’un des videurs finit par la défoncer. C’est là que Sam Bernett aurait vu Jim. « Son visage est gris, les yeux fermés, il y a du sang sous son nez, et une bave blanchâtre comme de l’écume autour de la bouche légèrement ouverte et dans la barbe. Jim ne respire pas ». Dans le club, il y a un médecin qui vient aussitôt le diagnostiquer. Son verdict est sans appel : crise cardiaque par overdose. Cela arrive souvent avec une héroïne très pure et une forte dose d’alcool. Le patron du Rock and Roll Circus, mis au courant, ne veut surtout pas que l’on découvre une Rock-Star morte d’overdose dans l’un de ses clubs, ce qui serait fatal pour ses affaires. Ils exigent de ses employés un silence total. Les deux dealers prétendent que Jim n’est pas mort, que ça arrive parfois avec ce genre d’héroïne, et proposent de s’occuper de Jim. Ne sachant que faire, personne ne réagit. Les dealers en profitent pour s’emparer du corps de Jim Morrison et s’occupent de le ramener chez lui, rue Beautreillis. Une fois là-bas, ils réveillent Pamela, font couler un bain, et glissent le corps inerte de Jim dans l’eau. Ceux qui cherchent à tout prix à prouver que Jim n’est pas mort noteront ce petit détail dans les mémoires de Samuel Bernett : une bave blanchâtre comme de l’écume autour de la bouche légèrement ouverte et dans la barbe. Alors que Jim Morrison, sur les dernières photos de lui à Paris, et qui remontaient à seulement 3 jours avant sa mort, ne portait plus la barbe…

Jim Morrison
Jim Morrison

Suite de la nuit, là où les deux versions se rejoignent

Pamela appelle tout d’abord le comte Jean de Breteuil qui loge avec Marianne Faithfull à « L’Hôtel ». Celle-ci témoignera quelques années plus tard, qu’à l’appel de Pamela, Jean de Breteuil, paniqué, aurait quitté l’hôtel en demandant à Faithfull de préparer leurs affaires, lui expliquant qu’ils devaient partir d’urgence pour le Maroc (là-bas, sa famille bénéficiait d’un droit diplomatique). Après qu’il soit revenu de chez Morrison, il fit ce qu’il avait dit et quitta Paris et la France le jour même. Quelques années plus tard, Marianne Faithfull raconta ce qui s’était passé à son retour : Jean est revenu et il m’a tabassée. Il était tellement furieux qu’il aurait sans doute reconnu lui-même avoir dépassé les bornes abominables qu’ils respectaient jusque là. Il m’a littéralement traîné en grande hâte à Marrakech, chez sa mère. Il voulait oublier les sinistres événements qui venaient de se produire. De toute évidence, c’était pour lui une très grave affaire que d’avoir tué Jim Morrison, comme il le disait.

  

Jean de Breteuil

Le Comte Jean de Breteuil

le Junkie Aristo

Autres faits, qui donnent crédit à la deuxième version

Vers 5h du matin, après avoir déposé le corps de Jim Morrison dans a baignoire, les deux dealers se seraient rendus dans une autre boîte de St-Germain, La Bulle, où travaillait le DJ Cameron Watson, ex-DJ du Rock and Roll Circus. Ces derniers auraient dit à Cameron Watson que Jim venait de mourir au Rock and Roll Circus. Cameron Watson, en parle alors à d’autres clients présents dans le club La Bulle. Très vite, et avant les journaux, la rumeur sur la mort de Morrison circule dans tout Paris. 

L’actrice Zouzou, ex de Brian Jones, était à Paris ce soir-là. Voici son témoignage : Vers 4 heures du matin, un mec que je connaissais bien, qui dealait, vient me voir et dit : « Tu sais que Morrison est mort ? Je lui ai vendu quelque chose et j’espère que c’est pas mon truc qui l’a tué. »

En fait, tous les nigth-birds de Paris savaient que Jim Morrison était mort, bien avant que Pam ne prévienne les pompiers et la police.


Quelques mois plus tard, ce sera au tour du comte Jean de Breteuil. Il décédera d’une overdose pendant un séjour à Tanger. Puis, en 1974, c’est Pamela Courson qui nous quittera, elle aussi victime d’une overdose à Los Angeles. 

The Doors

The Doors

Cimetière du Père-Lachaise

Quelques semaines avant de mourir, Jim Morrison alla visiter le cimetière du Père-Lachaise. Pendant de longues heures, il se promena dans les petites allées bordées de tombes. Il visita les tombes de Gertrude Stein, Isadora Ducan, mais surtout, il voulait se recueillir sur celle de son idole, Oscar Wilde. Jusqu’à ce jour, Jim disait qu’il voulait être incinéré et que ses cendres soient jetées sur Venice Beach à Los Angeles. Pendant l’une de ses ballades dans Paris, avec son ami Alain Ronay, Jim lui confia que finalement il préférerait être enterré au cimetière du Père-Lachaise, prés d’Oscar Wilde. Sa volonté ne fût qu’à moitié respectée. Alain Ronay aida Pamela pour toutes les démarches administratives. Il lui proposa d’enterrer Jim au Père-Lachaise, et elle demanda naïvement si Rimbaud reposait lui aussi dans ce cimetière. Ronay s’occupa de trouver un emplacement au Père-Lachaise. L’homme qui lui proposa plusieurs tombes, apprenant que le défunt était poète (aucune publicité n’avait été faite sur la mort de Jim Morrison, et comme sur son acte de décès il n’y avait indiqué que Douglas Morrison James, personne ne fit le rapprochement), lui dit qu’il avait de la chance, car une tombe serait disponible juste à côté d’Oscar Wilde. Mais Ronay a certainement paniqué, et n’a plus voulu rien entendre de tout ça. Il refusa que Jim soit le voisin d’Oscar, et opta pour la partie ancienne du cimetière, entre deux tombes.

Jim Morrison a été enterré le 7 juillet 1971 vers 9 h. Seulement cinq personnes assistèrent à l’enterrement du Lezard King : Pamela Courson, Bill Siddons, Robin Wertle, Alain Ronay et Agnès Varda. La sépulture est des plus simple, pas même une pierre tombale (un oubli des pompes funèbres, celle-ci avait été payée, mais n’as jamais été mise en place). Pamela, devant le cercueil, prononca des poèmes de Jim :

Now night arrives with her purple legion

Retire now to your tent and to your dreams

Tomorrow we enter the town of my birth

I want to be ready.

Jim avait deux femmes, l’une était sa muse, Pamela, et l’autre était Patricia Kennealy, journaliste Newyorkaise. Elle et Jim s’étaient mariés pendant une cérémonie Wiccane. Lorsqu’elle apprit la mort de Jim, elle prit l’avion en juillet 1971 pour se recueillir sur sa tombe. Elle fût déroutée de voir une tombe aussi simple : un monticule de terre, une croix en bois blanc posée sur le sol, avec écrit : Douglas Morrison James / Artiste Chanteur. Patricia ajouta à la main « Jim » au-dessus de James, « Poète » après Chanteur et les dates de naissance et de mort de Jim Morrison. Puis elle décora la tombe de fleurs et de coquilles St Jacques qui serviront plus tard de cendriers à joints aux nombreux fans qui viendront se recueillir sur sa tombe. Aujourd’hui, la tombe de Morrison est l’un des endroits les plus visités de la Capitale.    

Jim Morrison
Jim Morrison
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This is the end

My only friend, the end...

 

Tombe de Jim Morrison

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3 mois avant la mort de Jim. L'incontournable L.A Woman

Les albums de

légende de

The Doors

1967, 1er album.

Fin 1967

1968

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