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Le Montmartre de la Bohême

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Montmartre avec Under&Over-Ground

  

Montmartre n'a été rattachée à la ville de Paris qu'en 1860. Avant ça, c'était un petit village avec ses fermes et ses moulins. Il a été le refuge d'artistes comme Vincent Van Gohg, Auguste Renoir, Pablo Picasso, Modigliani, Max Jacob, Toulouse Lautrec… Jusqu'à ce que Montparnasse s'impose comme le quartier des artistes dans les années 1920.


  

Auguste Renoir
Pablo Picasso

Auguste Renoir

Pablo Picasso

Les Deux Moulins

15, rue Lepic.

Cette brasserie, en plein cœur de la rue Lepic, a été rendue célèbre grâce au « Fabuleux Destin d'Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet. C'est ici que la belle Amélie (Audrey Tautou) travaille comme serveuse. Dans sa mission à faire le bien autour d'elle, Amélie va faire l'entremetteuse entre Georgette (Isabelle Nanty), qui tient le comptoir de tabac et Joseph (Dominique Pinon). Vous aurez surement une petite pensée pour eux lorsque vous vous rendrez aux toilettes… Loin de bouder le succès du film, les propriétaires jouent à font la carte d'Amélie Poulain.

 

Aller jusqu'au numéro 54.

  

Audrey Tautou

Audrey Tautou

Vincent Van Gogh 1853 - 1890

54, rue Lepic

En 1887, Théo Van Gogh et sa femme ont hébergé pendant quelque temps Vincent Van Gogh dans leur petit appartement de la rue Lepic. A l'époque, le quartier était pauvre, parsemé de moulins et pas du tout touristique comme aujourd'hui. Vincent Van Gogh a d'ailleurs fait plusieurs dessins de ce qu'il voyait depuis la fenêtre de sa chambre. Il n'y avait pas encore l'immeuble rue Joseph de Maistre, qui aujourd'hui obstrue la vue. Dans ces dessins, on peut voir au fond deux tours que certains disent être les tours de Notre Dame et d'autres (à qui le plan de Paris donne raison) les tours du Trocadéro, construites par Davioux en 1878 mais détruites en 1933 pour l'exposition coloniale. A moins qu'elles n'étaient là que dans l'esprit de Vincent. 

 

Continuer jusqu'au 98 rue Lepic.

  

Vincent Van Gogh du 54 rue Lepic

Vincent Van Gogh

54, rue Lepic

Ferdinand Céline 1894 - 1961

98, rue Lepic

En août 1929, Louis Ferdinand Céline, quitte Clichy, où une invasion de punaises fait rage et s'installe à Montmartre. Il vient juste de fermer son cabinet médical, par manque de clientèle, et vient de se faire embaucher comme vacataire au dispensaire de Clichy. Pendant son temps libre il se met à l'écriture de « Voyage au Bout de la Nuit » au troisième étage, sous les toits. C'est la secrétaire du dispensaire où il travaille qui va lui dactylographier le roman. Malgré le succès immédiat de son livre, Céline va continuer son métier de médecin. « Voyage au Bout de la Nuit » était donné favori pour le prix Goncourt, mais au dernier moment le prix lui fut raflé par Guy Mazeline avec « Les Loups ». Aujourd'hui, « Voyage au Bout de la Nuit » est devenu un classique en littérature, mais qui se souvient du roman « Les Loups » ?


Continuer jusqu'au Moulin de la Galette à l'angle de la rue Girardon.

  

Ferdinant Céline

Ferdinant Céline

Départ du circuit Métro Blanche


Remontez la rue Lepic jusqu'au n° 15.

  

Le Moulin de la Galette

Dernier moulin à vent de Montmartre en état de marche. Le moulin date vraisemblablement de 1622. A l'époque ce n'était pas un mais deux moulins : le Radet et le Blute-fin. Ce qui nous intéresse ce n'est pas le moulin en lui-même, mais plutôt le bal et sa guinguette qui furent créés en 1834 prés du moulin du Radet, et qui prit le nom du « Moulin de la Galette » en l'honneur des petites galettes accompagnées de lait, puis des vins qui en firent sa spécialité. Avec le succès, le bal à ciel ouvert fut amélioré en grande salle fermée. C'est ici que vont commencer des danseuses comme la Goulue, rendue célèbre par Toulouse Lautrec, avant de faire les beaux jours du Moulin Rouge et de son french-cancan. La clientèle est populaire, le propriétaire filtre l'entrée pour ne pas que se mêle la foule interlope du bas de Montmartre avec ses putes et ses macs. Le caricaturiste André Gill décrit en vers le bal :

Un orchestre d'estropiés

Donne le branle à cette foule

On s'écrase les pieds

On chahute, on hurle, on se soûle

C'est l'époque de la polka, du quadrille, du cancan… 

Les artistes s'y pressent, les peintres comme Van Gogh, Renoir, Toulouse Lautrec, Pablo Picasso vont devenir des clients réguliers. Chacun d'eux va peindre le Moulin de la Galette avec son bal et sa guinguette. Après cet épisode glorieux, le bal a fermé ses portes en 1966 et s'est transformé en studio de l'ORTF (la télévisons française de l'époque), pour enfin devenir en 1974 un restaurant que Dalida fréquentait souvent.

  

Prendre à gauche la rue Girardon, en haut à gauche Ciné 13.

  

Moulin de la Galette par Renoir
Moulin de la Galette par Toulouse Lautrec
Moulin de la Galette par Pablo Picasso

Moulin de la Galette par Renoir

Moulin de la Galette par Lautrec

Moulin de la Galette par Picasso

Ciné 13

2, rue Junot

Cet ancien cinéma appartient à Claude Lelouch. Il s'en était servi comme décor pour son film « Edith et Marcel ». A l'occasion, il lui avait donné un look années 1920. Jusqu'aux années 1990, Lelouch le garda comme cinéma. Il s'en servait pour diffuser les avant-premières de ses films. En 2000, Claude offrit la direction à sa fille Salomé, qui le transforma définitivement en théâtre.

 

Prendre sur la gauche l'avenue Junot jusqu'au numéro 13.

  

Claude Lelouch

Claude Lelouch

Francisque Poulpot
Francisque Poulpot

Francisque Poulbot

Le Poulbot

Francisque Poulbot 1879 - 1946

13, rue Junot

Un Poulbot, pour ce qui l'ignore, c'est un petit Montmartrois. Francisque Poulbot dessinait pour des journaux ou des cartes postales l'enfant de Montmartre, lui faisant dire des trucs drôles ou incisifs. Il en a fait un symbole du petit parisien. Après avoir été réformé pendant la grande guerre, Poulbot s'installe à Montmartre, pour toujours. Sa guerre à lui, il la fait avec ses crayons, en créant des cartes postales patriotiques. Ce qui lui vaudra d'être assigné à résidence sous l'occupation allemande. Au fil du temps ses dessins prennent de la couleur, et on finit par donner le nom de Poulbot à ces enfants de la butte. L'attachement qu'il porte aux enfants et à Montmartre le pousse dans des œuvres sociales. Avec quelques amis d'artistes, il va créer en 1921 la République de Montmartre. Cette association se bat pour que les artistes montmartrois gardent leurs identités face à un modernisme culturel. Poulbot va profiter de cette association pour aider les enfants déshérités. Nous sommes dans l'entre-deux-guerres, la pauvreté s'installe sur la butte et les enfants en souffrent. Poulbot et ses amis vont organiser des fêtes au Moulin de la Galette, au Moulin Rouge ou au cirque Médrano pour collecter des fonds pour pouvoir offrir un Noël aux petits Poulbots. En 1923, il arrivera à convaincre le père Arthur, propriétaire de la Pomponnette, de céder à la République de Montmartre son poulailler, pour qu'ils puissent y installer un dispensaire. Toute sa vie, Francisque Poulbot dessina et aida les petits enfants de la Butte.

  

Tristan Tzara 1886 - 1963

15, rue Junot

Il était l'un des pères du mouvement Dada. Ce mouvement à vu le jour à Zurich au cabaret Voltaire. On dit que pour choisir ce nom, les artistes se munirent d'un dictionnaire Larousse, et firent tomber un coupe-papier au hasard des pages. Le mot que désigna le coupe-papier fut : « dada ». Mais c'est quoi, au juste, le dadaïsme ? Difficile de l'expliquer, car ce mouvement artistique n'a ni code, ni chef, ou plutôt tous les dadaïstes sont des chefs. La grande guerre est en train de virer en boucherie, l'ambiance est à la gravité. Les intellectuels et les artistes, vont essayer de faire sauter les codes de l'art, d'oublier ce qui se faisait, et de laisser leur instinct être leur maître. L'irrévérencieux, la drôlerie dans ce monde triste, la légèreté et surtout la liberté sera le leitmotiv de ce mouvement. Mais revenons à Tristan Tzara. Alors qu'il est encore à Zurich, Paris commence à parler de ce poète un peu étrange qui fait parfois penser à Rimbaud. Louis Aragon et André Breton, qui lisent les revues Dada, vont correspondre avec lui. Tristan Tzara débarquera à Paris en 1920. Une fois dans la capitale, il va répandre le mouvement Dada, et, bien plus tard, il rejoindra André Breton dans le mouvement surréaliste. C'est en 1926 que lui et sa femme Kniston (peintre) vont faire construire leur maison au 15 rue Junot. La ville de Paris l'a classée Monument Historique en 1975, pour sa façade et la couverture de la maison.

  

Tristan Tzara par Man Ray

Tristan Tzara

par

Man Ray

L'assassin habite au 21

21, rue Junot

Un serial killer rode dans Paris. A chaque meurtre, il laisse une carte de visite au nom de Monsieur Durand. Il a sur ses talons le commissaire Wens (Pierre Fresnay). Le commissaire retrouve la trace de l'assassin dans une pension de familles, au 21 rue Junot, la pension des Mimosas. Le coupable se cache parmi les locataires de la pension. Tout ça mis en scène par le maître Henri-Georges Clouzot.

Ce qui est étrange dans cette affaire, c'est que le 21 rue Junot n'existe pas.

 

Continuer sur l'avenue Junot et prendre la première à gauche, les escaliers qui mènent à la rue Caulaincourt.

Prendre la rue Caulaincourt sur la droite jusqu'à la place Constantin sur la droite, monter la place Constantin et prendre à gauche rue St Vincent jusqu'aux vignes et au croisement de la rue des Saules.

  

Le Lapin Agile

22, rue des Saules

Le bâtiment date de 1795. En 1860 on le transforma en auberge de rouliers « au Rendez-vous des Voleurs », puis, en 1869, en cabaret « le Cabaret des Assassins ». C'est en 1880 que le caricaturiste André Gill, habitué des lieux, propose comme enseigne un lapin vêtu d'une casquette et d'un foulard rouge, sortant d'une casserole avec une bouteille de vin à la main. Aussitôt, le dessin fut adopté et le Cabaret des Voleurs devint le « Lapin à Gill ». Au fil du temps il est devenu « Le Lapin Agile ». On dit que le lapin représente André Gill, qui, quelque temps plus tôt, ayant participé à la commune, a su s'en tirer sans trop de dégât.

Les propriétaires vont se succéder : la mère Adèle, une ancienne danseuse de cancan, qui aura comme clients célèbres Toulouse Lautrec et Aristide Bruant. Puis, ce sera au tour de Berthe Sébouce et de sa fille Margot qui épousera l'écrivain du « Quai des brumes », Pierre Mac Orlan. 

Mais celui qui contribuera le plus à la réputation du cabaret fut Frédérique Gérard (pas le Frédérique qui chantait « donne-moi du pétrole"), mais plutôt celui que l'on nommé le père Frédé. C'est en 1903, alors que le Lapin Agile bat de l'aile, qu'Aristide Bruant, qui était devenu le propriétaire du cabaret pour qu'il échappe à la démolition, propose au père Frédé de s'en occuper. Ce dernier, qui était alors une figure incontournable de Montmartre, avec sa grande barbe, son âne Lolo, son singe et ses souris blanches, arpentait la butte en vendant du poisson, et venait de fermer son cabaret, qui était un repère d'anarchistes, le « Zut », suite à une bagarre qui, dit-on, avait duré toute une nuit. Une fois aux commandes, le père Frédé attira au Lapin Agile toute la bohème artistique de ce début du siècle à Montmartre : la bande à Picasso, l'écrivain Roland Dorgelès, le poète Apollinaire, Max Jacob, Modigliani…

Hélas pour le père Frédé, son cabaret attira aussi le bas de Montmartre avec sa faune de voyous, de putes et d'anarchistes. Les embrouilles allaient bon train dans le cabaret, et le père Frédé supportait de moins en moins la violence de cette foule interlope. Pierre Mac Orlan s'inspira de l'une de ces soirées pour « Quai des Brumes ». Les marlous, les grisettes, les lorettes, les poules de luxe et les anars… le père Frédé n'en voulait plus, il désirait garder et protéger sa clientèle artistique. Il commença alors à filtrer l'entrée du cabaret. Tout dégénéra un soir de 1910 lorsque Totor, l'un des fils du père Frédé, fut abattu derrière le comptoir d'une balle dans la tête. Après cette triste soirée, les choses se calmèrent peu à peu.

Mais revenons à ceux qui nous intéressent. Le Lapin Agile était une véritable ruche pour des artistes alors méconnus, mais qui allaient transformer l'art pour les siècles à venir. Cette bohème se retrouvait le soir devant une cerise à l'eau-de-vie, pour chanter, lire des poèmes, montrer leurs œuvres et discuter, parfois violemment, de l'art et de son évolution. Ceux que l'on appelait « la bande à Picasso » allaient en faire les frais. À cette époque, deux écoles s'affrontaient dans le monde de l'art : la bande à Picasso et leur peinture abstraite, et ceux qui pensaient qu'une œuvre devait ressembler à son modèle pour être appréciée. Afin de ridiculiser les nouveaux peintres et leur vision avant-gardiste, l'écrivain Roland Dorgelès, aidé du père Frédé (qui ne devait pas comprendre plus que ça la peinture de ses clients) et son âne Lolo, organisèrent une blague pour les railler. Devant huissier, ils accrochèrent à la queue du pauvre âne un pinceau et mirent une toile devant sa queue. La pauvre bête, sans le savoir, allait peindre un tableau que l'on intitula très pompeusement « le Coucher de Soleil sous l'Adriatique ». Roland Dorgelès signa l'œuvre d'un soi-disant artiste Italien, Joachim-Raphaël Boronali, dont on prétendait qu'il avait inventé un nouveau mouvement artistique en Italie : l'excessivisme. L'œuvre fut exposée au Salon des Indépendants, et rencontra un vif succès. Par la suite, Roland Dorgelès dévoila la supercherie dans le magasine Fantasio en ces termes : « Nous avons voulu montrer aux niais, aux incapables et aux vaniteux qui encombrent une trop grande partie de cette exposition, que l'œuvre d'un âne, brossée à grands coups de queue, n'est pas déplacée parmi leurs œuvres ».

En 1905, Pablo Picasso offrit au père Frédé un tableau intitulé « Au lapin Agile », connu aussi sous le nom de « L'Arlequin au verre ». Sur cette toile, on voit trois personnages : au fond, jouant de la guitare, avec son chapeau de trappeur et ses gros sabots, c'est le père Frédé, la femme au comptoir c'est Germaine, une danseuse du Moulin Rouge qui, quelques années auparavant, avait eu une liaison amoureuse avec l'ami de Picasso, le peintre espagnol Casagemas. Ce dernier, ne supportant pas cette rupture, se tirera une balle dans la tête au café de l'Hippodrome du boulevard Clichy en 1901, juste après avoir tenté d'assassiner Germaine. Par la suite, Picasso eut une liaison avec elle. L'Arlequin est sous les traits de Picasso. Dans la symbolique, l'Arlequin représente la ruse, le cynisme et l'instabilité. Sur le tableau, l'Arlequin à un regard songeur, il se détourne des autres en regardant vers la gauche, comme s'il était perdu dans ses souvenirs. Picasso allait bientôt quitter sa période bleue pour entrer dans la rose, « Trouverais-je dans l'alcool une échappatoire à ces arlequinades ». Quelques années plus tard, le père Frédé vendit le tableau pour 1000 francs. Il fut vendu de nouveau en 1989, aux enchères, à un américain, pour 40,7 millions de dollars. On peut l'admirer aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art de New York. Roland Dorgelès doit se retourner dans sa tombe.

Depuis toujours, le Lapin Agile a fait la promotion de la chanson française. Lorsque l'Olympia n'était qu'un rêve pour eux, Georges Brassens ou Claude Nougaro se produisaient là. Des actrices et acteurs comme Pierre Brasseur, Annie Girardot on fait aussi leurs débuts dans ce cabaret. Aujourd'hui encore le cabaret offre sa scène à de nouveaux artistes.


Continuer sur la rue St Vincent en longeant les vignes, jusqu'au passage à escaliers sur la droite, rue du Mont Cenis. En sortant du passage prendre la rue Cortot à droite jusqu'au n° 12 rue Cortot.

  

Le Lapin Agile à Paris Montmartre
L'Arlequin au Verre par Picasso

Le lapin Agile

Le coucher de soleil sous l'Adriatique

L'Arlequin au verre

Picasso

Atelier de Renoir - Le manoir de Rosimond

12, rue Cortot

Cette maison, la plus vielle de Montmartre est l'une des plus illustre de part ses hôtes. Lorsque Rosimond (qui succédera à Molière dans sa troupe), aménagea ici, c'était alors une maison de campagne entourée de vignes et de moulins. Rosimond était un comédien dont on se souvient surtout de son départ vers l'éternel. Ce dernier était tellement admiratif de son maître, que comme lui, il mourut sur scène en jouant le Malade Imaginaire. Des années plus tard, Renoir y installa son atelier dans l'aile gauche. C'est ici qu'il créa son célèbre « Bal au moulin de la Galette » ainsi que « la Balançoire ». Puis ce fut le tour de Suzanne Valadon, peintre et mère de Maurice Utrillo, et amante de son voisin Erik Satie qui demeurait au 6 de la rue Cortot. D'autres artistes ont vécu ici, comme Raoul Duffy, Othon Friez… pour finir avec Francisque Poulbot, qui créa l'enfant Montmartrois, les petits Poulbot. La maison tomba ensuite à l'abandon, et c'est en 1922 que la ville de Paris la racheta dans un piètre état pour la transformée en musée de Montmartre. Elle témoigne d'un passé révolu de Montmartre.

Continuer sur la rue Cortot au croisement prendre à droite et la première à gauche rue de l'Abreuvoir.

  

Musée de Montmartre

La Maison Rose

2, rue de l'Abreuvoir

Cette maison est devenue célèbre grâce au tableau d'Utrillo « la petite maison rose ». Aujourd'hui elle s'est transformée en restaurant. La rue de l'Abreuvoir, où se trouve la maison rose, était un chemin qui servait dans le temps à l'approvisionnement en eau pour les Montmartrois, ainsi qu'à l'acheminement des chevaux vers l'abreuvoir qui se trouvait rue Girardon. 

Continuer la rue de l'Abreuvoir jusqu'à la place Dalida.

  

La Maison Rode par Utrillo

La Maison Rose

Utrillo

Place Dalida

Beaucoup de gens posent leurs mains sur ses seins, ce qui explique l'usure du bronze. Les jeunes mariées viennent ici chanter des chansons de Dalida pour enterrer leur vie de jeune fille.

Derrière le buste de Dalida emprunter l'allée des Brouillards.

  

Buste de Dalida à Montmartre

Buste de Dalida

Le Château des Brouillards

Son nom viendrait du moulin des Brouillards datant de 1673 et tombé en ruine dans les années 1770. La légende populaire dit que le nom viendrait des vapeurs de vin montant de l'abreuvoir. Mais d'autres pensent qu'il vient des vapeurs d'eaux des sources alentours provoquées par l'air froid.   C'est ici que fut construit le Château des Brouillards. Si le bruit circule que Gérard de Nerval en été le propriétaire du château, cela est faux. De Nerval fréquentait beaucoup Montmartre, surtout la maison du docteur Blanche, et dans un de ses textes il décrit Montmartre ainsi : "J'ai longtemps habité Montmartre, on y jouit d'un air très pur, de perspectives variées, et on y découvre des horizons magnifiques "soit qu'ayant été vertueux l'on aime à voir lever l'aurore, qui est très belle du côté de Paris, soit qu'avec des goûts moins simples on préfère ces teintes pourprées du couchant, où les nuages déchiquetés et flottants peignent des tableaux de bataille et de transfiguration au dessous du grand cimetière, entre l'arc de l'Etoile et les coteaux bleuâtres qui vont d'Argenteuil à Pontoise." Il y a là des moulins, des cabarets, des tonnelles, des Élysées champêtres et des ruelles silencieuses bordées de chaumières, de granges et de jardins touffus, des plaines vertes coupées de précipices, où les sources filtrent dans la glaise, détachant peu à peu certains îlots de verdure où s'ébattent des chèvres qui broutent l'acanthe suspendue au rochers; Des petites filles à l'air fier et au pied montagnard les surveillent en jouant entre elles. On rencontre même une vigne, la dernière du cru célèbre de Montmartre, qui luttait, du temps des Romains avec Argenteuil et Suresnes. Chaque année cet humble coteau perd une rangée de ses ceps rabougris qui tombe dans une carrière. Il y a dix ans, j'aurais pu l'acquérir au prix de trois mille francs On en demande aujourd'hui trente mille. C'est le plus beau point de vue des environs de Paris. Ce qui me séduisait dans ce petit espace abrité par les grands arbres du Château des Brouillards, c'était d'abord le reste de vignoble lié au souvenir de Saint Denis, qui au point de vue des philosophes était peut-être le second Bacchus..." 

Revenir sur la place Dalida et prendre à droite la rue Girardon, jusqu'au

premier croisement où vous trouverez la place Marcel-Aymé.

  

Gérard de Nerval

Le Chateau des Brouillards

Gérard de Nerval

Place Marcel-Aymé

Cherchez, sur la place, le passe-muraille pris au piège dans le mur. Cette statue en bronze poli a été réalisée par Jean Marais en hommage à l'écrivain Marcel Aymè.

Revenir sur la rue Girardon, la poursuivre jusqu'au croisement de la rue Lepic, prendre la petite rue en face rue d'Orchampt.

  

Bourvil

Le passe-muraille

Rue Orchampt

« Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75 bis de la rue d'Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans être incommodé ». Beaucoup d'entres-nous, peut-être pas les plus jeunes, se souviennent de Bourvil dans le rôle de Dutilleul.

  

Bourvil

L'auberge Espagnole

Mais l'étroite rue d'Orchampt a aussi été le décor du film l'Auberge Espagnole de Cédric Klapisch. C'est dans cette rue que Romain Duris embrasse, pour la première fois (en flashback), Audrey Tautou. « Je savais que c'était la dernière fois qu'on s'embrassait. J'ai repensé à notre premier baisé. Je m'en souviens, c'était dans la rue d'Orchampt. Je ne sais pas pourquoi on avait choisi la rue de Paris qui a le plus petit trottoir ». Les trottoirs sont en effets très étroits.

  

L'auberge espagnole

Dalida

11, bis rue Orchampt

C'est dans cet appartement duplex que la chanteuse mis fin à ses jours en 1987.


Courteline

5, rue Orchampt

La petite maison où habitait le romancier.

En sortant de la rue d'Orchampt prendre sur la droite jusqu'à la place Emile Goudeau.

  

Dalida

Dalida

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