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Le Montmartre de la Bohême

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Montmartre avec Under&Over-Ground

  

Montmartre n'a été rattachée à la ville de Paris qu'en 1860. Avant ça, c'était un petit village avec ses fermes et ses moulins. Il a été le refuge d'artistes comme Vincent Van Gohg, Auguste Renoir, Pablo Picasso, Modigliani, Max Jacob, Toulouse Lautrec… Jusqu'à ce que Montparnasse s'impose comme le quartier des artistes dans les années 1920.


  

Auguste Renoir Autoportrait
Pablo Picasso autoportrait

Auguste Renoir

Pablo Picasso

Le Bateau Lavoir

Place Emile Goudeau

C'est Max Jacob qui baptisa ainsi ce bâtiment. Pourquoi Bateau ? Parce que ses longs couloirs ressemblaient aux coursives d'un bateau, avec de chaque côté les portes d'entrée des ateliers. Pourquoi Lavoir ? Par ironie, tant le lieu était insalubre, juste un trou lugubre en guise de WC et un robinet d'eau pour tous, au rez-de-chaussée. Pas de gaz et pas d'électricité. L'écrivain André Salmon entra dans la vie de Pablo Picasso, le plus illustre locataire du Bateau Lavoir, en pleine période bleue. Il décrivit ainsi son atelier : « Une case à peindre en planches, une petite table ronde achetée dans une brocante, un vieux divan et le chevalet. » Attenante à cet atelier, se trouvait une pièce qui servait de chambre. Vous l'avez compris, nous étions loin de l'époque des Bobos, et la Bohême, malgré tout l'esthétisme que nous lui trouvons, s'apparentait à la dureté de la misère. Roland Dorgelès a bien résumé cette période. Lorsqu'il entendait les gens et les critiques s'étonner de voir les personnages de Picasso si maigres, pendant sa période bleue, il rétorqua tout simplement : « C'est parce que Montmartre avait faim ».

Mais revenons au Bateau Lavoir, ou à la Maison du Trappeur (surnom antérieur). Le bâtiment date de 1860, à cette époque il sert d'atelier pour une fabrique de pianos. Puis, en 1867, c'est un serrurier qui s'y installe. Ce n'est qu'en 1889 que le propriétaire, voulant le rentabiliser au mieux, demande à un architecte de le diviser en dix ateliers pour pouvoir les louer aux artistes qui peuplent Montmartre. Ce qui fait l'étrangeté de cet immeuble, c'est que l'entrée se fait par la place Émile Goudeau et est en fait située au dernier étage de l'immeuble qui en comporte trois. Pour le diviser en ateliers, l'architecte monta des parois en bois un peu partout, créant un véritable dédale de couloirs étranges.

  

C’est en avril 1904 que Pablo Picasso revient, pour la quatrième fois, de Barcelone à Montmartre avec son ami le peintre Sebastià Juner Vidal. Ce dernier loue alors un atelier au Bateau Lavoir et aménage avec Picasso et son chien, ainsi qu’un guitariste gitan, l’étroite pièce attenante à l’atelier qui servait de pièce à vivre. Juner Vidal profite du seul lit pendant que les deux autres dorment à terre sur un tapis. Heureusement pour Picasso, cette situation ne durera pas. Juner Vidal, voyant la dureté de la vie et le peu d’intérêt que suscite sa peinture chez les galeristes parisiens, va retourner à Barcelone, laissant l’atelier à Picasso, qui le décora de meubles de brocantes. L’époque du Bateau Lavoir est une époque phare dans l’art. L’arrivée de Picasso dans la demeure et dans ce quartier fait de moulins et de petites maisons, qui ressemble plus à un village qu’à Paris, a été un passage essentiel dans l’art moderne. C’est ici que Picasso va révolutionner l’art. Une bande va se former autour du jeune espagnol, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, André Salmon, ses concourants et amis Georges Braque et Henri Matisse, Alfred Jarry, Léo et Gertrude Stein… Tous veulent révolutionner l’art, le faire évoluer. Dans ses premières années au Bateau Lavoir, Picasso va continuer à se chercher comme artiste. Pendant cette période de vache maigre, il va privilégier le dessin à la peinture, par économie, mais aussi parce qu’il cherche comment sortir de sa période bleue. L’influence de ses amis poètes, Max Jacob, André Salmon, mais surtout Guillaume Apollinaire, vont l’aider à sortir de cette tristesse bleue. Fier de sa bande, Picasso écrira au-dessus de la porte de son atelier « Au rendez-vous des poètes ». Ils se réunissent dans son atelier, mais aussi dans les bars de Montmartre, pour boire et discuter d’art toute la nuit. Cette vie plus joyeuse et surtout l’influence de Guillaume Apollinaire, qui aime les comédiens de rues et les saltimbanques, va mettre du rose sur la palette de Picasso. L’atelier de Picasso au Bateau Lavoir devient un point de rassemblement. Dans cette vieille bicoque, on se rencontre, boit et fume de l’opium. Parmi toutes les œuvres que créa Picasso dans son atelier du Bateau Lavoir, il y en a deux qui tiennent une place importante dans le monde de l’art. La première est le portrait de Gertrude Stein. Cette jeune riche Américaine et son frère Léo sont des amateurs d’art. Gertrude ambitionne d’être écrivaine. Les Stein s’installent à Montparnasse, et c’est là qu’ils inviteront Pablo Picasso accompagné de sa compagne de l’époque Fernande à un dîner. Les Stein, friands d’art, vont prendre en sympathie le jeune peintre si bien que lorsque Picasso va proposer à Gertrude Stein de pauser pour lui, celle-ci accepta. Durant trois mois elle devra traverser Paris en omnibus, tiré encore par des chevaux, pour aller pauser au Bateau Lavoir. Pour ce tableau, Picasso veut changer d’approche. Gertrude Stein est une femme pas très jolie, mais avec un vrai caractère. Et c’est ça qu’il veut que l’on voit dans son œuvre.

Il tâtonne pendant des mois, ne trouvant pas comment mettre en avant la personnalité de son sujet plutôt que sa plastique. Au bout de plusieurs mois de lutte, il se met à désespérer d'arriver un jour à la fin de ce tableau. Il décide de repartir en Espagne, chercher l'inspiration avec Fernande. C'est à Gosol que Picasso va renaitre. Dans ce paysage naturel, entouré de paysans, il va trouver la force de s'affranchir. De retour à Paris, enfermé dans son atelier il finira le portrait de Gertrude Stein, commençant à rompre avec l'art de l'époque. On dit que plus Gertrude vieillissait plus elle ressemblait au tableau de Picasso.

La deuxième étape fut décisive. Un soir, Picasso se rend avec ses amis, Max Jacob, Apollinaire et Salmon, chez Henri Matisse. Ce dernier, très fier de sa nouvelle acquisition, montra à ses hôtes la petite statue congolaise qu'il venait d'acheter. D'après Max Jacob, Picasso fut tellement éblouie par cette petite sculpture qu'il a garda, toute la soirée, entre ses mains. Picasso allait commencer à explorer l'art africain. Il commença à vouloir travailler sur une grande œuvre, où l'on retrouverait des femmes nues en hommage à Cézanne et les Grandes Baigneuses. Il hanta les bordels de Montmartre, pour figer dans son esprit les pauses de ses femmes qui vendent leur charme, qu'il représentera déformées et mutilées. Il passa son temps à faire des croquis. Puis un jour, pendant l'hiver 1906, il s'enferma dans son atelier en interdisant l'accès à tous ses amis. Pendant plusieurs mois il va travailler sans relâche sur son œuvre. Une fois terminée, en juillet 1907, il invita sa bande à venir voir ce qu'il faisait en cachette de tous. Apollinaire, Gertrude et Léo Stein, Salmon et les autres restèrent sans voix devant un tel spectacle. Certains déclarèrent même à Picasso que cette œuvre est un acte de terrorisme. Picasso aurait-il franchi la ligne rouge ? Henri Matisse critiqua amèrement cette toile, alors que Henry Kahnweiler déclara « Un jour, nous apprendrons que Picasso s'est pendu derrière sa grande toile. » Mais malgré toutes les critiques, Picasso restera un homme libre et sans concession. Cette œuvre marquera à jamais l'entrée de la peinture dans l'art moderne pour déboucher plus tard sur le cubisme. Le nom d'origine de ce tableau est « El Burdel de Avinon » en hommage à une rue à prostituées de Barcelone. C'est André Salmon qui proposa plus tard, en 1916, le nom de « Demoiselles d'Avignon ».


Rejoindre l'avenue des trois frères, la prendre sur la gauche à l'angle de l'avenue des trois frères et de la rue Androuet:

  

Pablo Picasso au Bateau Lavoir

Pablo Picasso

dans son atelier

du bateau lavoir

le Bateau Lavoir Montmartre

Le dédale des couloirs

du bateau lavoir

le Bateau Lavoir Montmartre

Les ateliers

Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire

dans l'atelier de Picasso

Maison Collignon - Epicerie d'Amélie Poulain

On se rappelle de Jamel Debouze dans le rôle de Lucien, qui vendait ses fruits et légumes à l'épicerie Collignon.


Remonter la rue Androuet jusqu'à la rue Berthe. Puis la rue Ravignan et la continuer jusqu'au 49 rue Gabrielle.

  

Atelier Picasso

49, rue Gabrielle

Picasso occupa cet appartement en 1900, pendant l'Exposition Universelle. C'était sa première visite à Paris, il avait 19 ans. Il est venu rejoindre ses amis qui vivaient à Montmartre : Utrillo, Pichot et Casagemas avec qui il partagera l'appartement. A cette époque, Montmartre est un quartier bohême aux loyers modiques. C'est la période bleue la plus pauvre de Picasso.

Revenir au croisement de la rue Ravignan et Gabrielle et prendre la place Jean-Baptiste Clement, après la place prendre a droite jusqu'au croisement de la rue Norvins à gauche.

  

Pablo Picasso et sa 1er femme Fernande

Picasso et Fernande

à Montmartre

Maison du docteur Blanche

22, rue Norvins

Esprit Blanche, médecin aliéniste, fonda en 1821 un asile d'un genre nouveau. Ses patients vivaient en famille, avec lui, sa femme et ses enfants.  Parmi ses malades les plus célèbres, Gérard de Nerval, qui fut interné ici. Puis la maison déménagea à Passy, et la famille Blanche s'occupa entre-autre des derniers jours de Guy de Maupassant, devenu fou et atteint de la syphilis. La famille Blanche a été précurseur de la psychanalyse.

Revenir en arrière sur la rue Norvins jusqu'au croisement de l'avenue des Saules.

  

Gérard de Nerval

Gérard de Nerval

van Gogh la Guingette

La Guinguette

Van Gogh

A la bonne Franquette

2, rue des Saules

Vieux restaurant datant du IXe siècle. A la fin du XIXe et début XXe siècle, les artistes bohèmes qui s'étaient installés à Montmartre étaient des habitués de cette auberge que l'on nommait le « Billard en bois ». Picasso, Max Jacob, Francis Carco, Roland Dorgelès, Sisley, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Renoir, Zola, Monet, Vincent Van Gogh qui se servit du jardin de la Bonne Franquette pour son tableau « La Guinguette », se rejoignaient ici pour boire un coup.

Continuer la rue Norvins jusqu'à la place du Tertre.

  

Chez la mère Catherine

Place du Tertre

La rue Norvins est la plus vielle rue de Montmartre. Ce restaurant fondé par Catherine Lemoine en 1793 était autrefois un presbytère. Pendant la Révolution, Danton et ses disciples se réunissaient là pour conspirer. Puis en 1814, les cosaques envahissent Montmartre. La légende dit que c'est d'ici, chez la mère Catherine, que vient le mot « bistro » : les cosaques n'avaient pas le droit d'aller boire parce qu'ils devaient surtout se battre. Lorsqu'ils enfreignaient cet ordre, la mère Catherine les servait en leur disant « bistro, bistro » qui veut dire en cosaque « vite, vite ». Le mot serait resté depuis. Aujourd'hui c'est toujours un restaurant mais on n'y trouve plus ni cosaques, ni révolutionnaires. Juste des touristes.

Apres avoir visité la rue du Tertre prendre la rue du Mont-Cenis et rejoindre le sacré-Coeur.

Descendre les escaliers du sacré-coeur jusqu'à la rue Gabrielle puis à gauche rue Drevet, la descendre jusqu'à la rue Vieuville pour rejoindre le square Jehan Rictus.

Le Mur des « Je t'aime »

Place Jehan Rictus

Le Mur des « Je t'Aime » de Frédéric Baron et Claire Kito est en lave emmaillée. Il y a 311 « je t'aime » en 250 langues. Les éclats de couleur sur la fresque sont les morceaux d'un cœur brisé, celui d'une humanité qui trop souvent se déchire et que le Mur des « Je t'Aime » tend à rassembler.

En sortant du Square Rictus prendre la rue la Vieuville, jusqu'à la rue des Abbesses où se trouve le métro.

  

Métro des abbesses

La station a ouvert en 1912. Son nom vient en référence à l'abbaye des Dames de Montmartre. C'est la station de métro la plus profonde de Paris, 36 mètres sous le niveau du sol.


FIN

  

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