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Hotel 17

Hôtel 17**

225 East 17th Street.


Idéalement situé, prés de Gramercy Park et à quelques pas seulement d’Union Square. C’est en 1993 que l’on découvrit ce petit hôtel dans le film de Woody Allen « Meurtre mystérieux à Manhattan ». Sa déco nous replonge dans les vieux films américains. Les chambres ont souvent servi de studio pour des photos de mode, ou pour des artistes comme David Bowie. Avant de devenir la Madone, Madonna a séjourné dans l’une de ses chambres.

Pour Info : Pas de toilettes, ni de douche dans les chambres. Deux salles de bains par étage. Le tout, d’une propreté irréprochable. Accueil sympa.

  

Washington Square Hotel
Joan Baez avec Bob Dylan

Washington Square Hotel ***

103 Waverly Place, New-York


Construit en 1902, Le Washington Square Hôtel s'appelait alors le Earle Hotel. Il prit le nom que nous lui connaissons aujourd'hui qu'en 1986. Dans les années 1960-1970, Greenwich Village était la capitale de le Beat generation, des Folkers et de la Bohemian Culture. L'hôtel Earle en fit les frais et ses tarifs dégringolèrent en même temps que l'élégance de ses hôtes. Il ne tarda pas à se transformer en un genre d'asile de nuit. Sa proximité avec Mac Dougal street, ses cafés-concerts et ses clubs de jazz, en fit une adresse pour les artistes de la contre culture. 

Bien avant les années 60, en 1914, Ernest Hemingway passa quelques semaines dans une des chambres du Earle, juste avant de partir en Europe pour la 1ère guerre mondiale. Thomas Dylan et sa femme, après s'être fait renvoyer du Beekamn Hôtel, pour tapage nocturne, élurent domicile au Earle pour quelques temps, avant d'aménager définitivement au Chelsea Hôtel.

Joan Baez et Bob Dylan occupèrent la chambre 305 dans les années 60. Joan Baez la mentionne dans l'une de ses chansons, « Diamonds and Rust »:

 Now you're smiling out the window

Of that crummy hotel

over Washington Square.

Voici pêle-mêle quelques artistes ayant dormi dans cet hôtel:

Bill Cosby, Maynard Fergusson, B-52, Barbra Streisand...


  

Joan Baez

Bob Dylan

Henry Miller

Hotel Wolcott ***

4 West 31 Street


Construit en 1904, l'hôtel Wolcott est un vestige de l'hôtellerie datant de l'âge d'or de New York. Le building a été conçu par l'américain très à la mode à cette époque, John Ducan. Il est aussi l'auteur de la Grand's Tomb du Général Grandt, 18e président des États-Unis. On peut admirer la Grand's Tomb prés de Riverside Park. 

L'hôtel se situe dans un coin tranquille de la Pomme. Plutôt central, il est à quelques pas de la Fifth Avenue et de l'Empire State Building. Dans le passé, deux écrivains ont fréquenté cet établissement. L'une pour dormir, l'autre pour y boire.

Edith Wharton: Le temps de l'innocence (prix Pulitzer). Séjourna au Wolcott dans la chambre 318. C’était une époque ou les voyageurs séjournaient longtemps. Le voyage était long et on ne venait pas à New York pour seulement 3 ou 4 nuits.  Elle prit donc le temps, dans cette chambre de terminer son roman "Le fruit de l'arbre".

Henry Miller: mentionne le bar du Wolcott dans son "Moloch":

The last time he remembered seeing him was at the bar of the Wolcott Hotel, thirty-first Street near Fifth Avenue (somewhat out of bounds for this matinee idol); he was sipping his hot toddy to stimulate his hepatic cells.

Il y a eu une époque où le bâtiment du Wolcott Hotel abritait le studio d’enregistrement « Beltone ». Certains artistes, qui devaient enregistrer dans ces studios, profitaient de l’hôtel :

Buddy Holly à la chambre 1018, gravé dans la mémoire collective pour ses chansons comme : « Peggy Sue et Everyday … »

Everly Brothers dont tout le monde fredonne encore leurs célèbres “Wake up little Suzie, All I have to do is dream…”

Des artistes comme:  Quincy Jones, Miles Davis, Bobby Lewis, furent de passage au Wolcott Hotel.

On retrouve le Wolcott Hotel et sa déco immuable dans la série TV, the Sunshine Boys avec Sarah Jessica Parker et Woody Allen.

Aujourd’hui, le Wolcott à l’architecture aux allures « modern French », comme le disait en 1903 the Architects’ and Builders’ a été classé monument de New York par le New York City Sites.

Henry Miller

Buddy Holly

Buddy Holly

Buddy Holly avec lec Everly

Holly avec les Everly au Recording Beltone

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Warwick Hôtel***

65 Street West 54th – New York –


Le Warwick est l’un des hôtels légendaires de New York. Situé en plein Midtown, à une rue du « MoMA », près de toutes les attractions qu’offre Broadway et surtout, du célèbre « Ed Sullivan Theater ».

Le 30 novembre 1927, Le Ed Sullivan Theater qui s’appelait alors Theatre Hammerstein, ouvrit ses portes avec le spectacle « The Golden Dawn », dont, l’une des vedettes était Cary Grant. Cary fut l’un des plus assidus locataires du Warwick Hôtel, il y vécut 12 ans.

Elvis Presley, en 1957, pour son passage au Ed Sullivan Theater, aménagea au Warwick. Plusieurs photos ont été prises de lui dans sa chambre.

Les Beatles, en 1965, lors de leur deuxième visite à New York, posèrent leurs valises à l'hôtel Warwick. Depuis leur 1re tournée, en 1964, où ils étaient descendus au Plazza Hôtel sur la 5th Avenue, ils étaient devenus « personæ non gratæ » du palace. Le Plazza avait eu trop de difficultés à gérer la foule de fans qui campait devant ses portes. Pour cette deuxième édition, ils allaient faire le plus grand concert Rock de tous les temps. C'était la première fois, qu'un groupe se produisait dans un stade, et pas n’importe lequel, le Shea Stadium de New York. Ils jouèrent à guichet fermé avec 55 600 spectateurs déchainés. Pendant leur séjour ils firent aussi un tour au Ed Sullivan Theater.

En 1968, le Warwick accueillit Jimi Hendrix. Jimi avait pour habitude de se servir de ses chambres d’hôtel pour y dormir, faire la fête, et en faire un studio de musique pour enregistrer des démos. Un soir, il organisa une fête dans sa suite, en l’honneur du guitariste Mike Bloomfield. Parmi ses invités de marque, il y avait l’écrivain Truman Capote. Ce fut la dernière fois que le Warwick accepta les débordements de Jimi. Le lendemain, pour la paix des autres clients, le Warwick lui demanda de quitter l’établissement. 

 James Dean, Jane Russel, Élisabeth Taylor, Audrey Hepburn furent aussi les hôtes prestigieux du Warwick.

Le Warwick est un hôtel bien placé pour ceux qui veulent passer leur soirée à Time-Square, profiter de Broadway, Central Park... Il faut compter entre 300€ et 400€ la nuit pour une chambre double, bien plus pour une suite bien sûr. On ne peut pas pour autant le mettre dans la catégorie des Hôtels de luxe de New York. 

  

Elvis Presley au Warwick Hotel

Elvis Presley

au Warwick Hôtel.

The Beatles, New York

The Beatles

Devant le Warwick Hôtel

Jimi Hendrix

Jimi Hendrix

The Beatles au Warwick Hotel en 1965

The Beatles en 1965

Conférence au Warwick Hôtel

Elvis Presley au Warwick Hotel

The King

et le courriers de ses fans

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Delmonico Hotel - Trump Park Avenue

502 Park Avenue


Park Avenue est l'une des adresses les plus luxueuses de Gotham City. C'est dans cette avenue que se trouve le Delmonico Hotel. Ce qui rendit cet hôtel si célèbre, ce n'est pas les « Maîtres du Monde » de Wall Street, mais les mauvais garçons de Liverpool, Greenwich Village et de Los Angeles.

L'hôtel de luxe a été connu sous plusieurs noms au fil des années : tout d'abord

l'hôtel Viceroy, pour ensuite s'appelait Cromwell Arms, Hotel Delmonico et aujourd'hui, Trump Park Avenue.

L'hôtel a eu un impact important dans l'histoire du rock.

Pour les Beatles, il y a eu un avant et un après Delmonico. Le 28 août 1964, le critique rock Al Aronowitz, ami commun des Beatles et de Bob Dylan, créa la rencontre entre le groupe Rock et le Folk singer, dans la suite des Beatles au Delmonico Hôtel.

Mal Evans (un des roadies du groupe) était parti à la recherche de quelques bouteilles de vin, tandis que Dylan et les Beatles se prélassaient dans l'hôtel. Bob, proposa alors de fumer une cigarette et aborda le sujet des drogues dans le groupe. Les Beatles, répondirent alors qu'ils n'avaient jamais pris de drogue (mis à part des amphétamines), face à un Dylan un peu septique quant à la réponse, qui leur fait remarquer «mais qu'en est-il de votre chanson?». Lennon lui demande alors à quelle musique il fait référence. Bob répond : «vous savez... » et se met a chanter les quelques phrases de «I Want to Hold Your Hand» : “…and when I touch you, I get high, I get high...». John Lennon, un peu embarrassé, lui répond «Ce ne sont pas les mots, les vraies paroles sont 'I can't hide, I can't hide, I can't hide'...».

Les membres des Beatles avaient en fait déjà essayé le cannabis quand ils étaient à Hambourg, mais n'avaient ressenti aucun effet.

Dylan sortit le matériel et se mit à rouler le 1er pétard des Beatles. Après l'avoir allumé, il le fit passer à John Lennon. John, ne connaissant pas la coutume de faire tourner un joint, le passa immédiatement à Ringo Starr, le désignant comme son «Gouteur royal». Ringo, ne se posant pas plus de question, le fuma en solo. Voyant la scène, Bob Dylan et Al Aroniwitz se mirent aussitôt au travail et roulèrent un joint à chacun. Pendant les heures qui suivirent, les Beatles furent en pleine euphorie. Leur manageur Brian Epstein, qui était aussi présent, déclara « je plane tellement, je suis sur le plafond, je suis sur le plafond», le tout sous le regard amusé de Dylan.


Le 14 août 1966, le Billboard organise une réception en l'honneur des Doors, à l'hôtel Delmonico.

Les Doors se retrouvèrent dans la salle de réception de l'hôtel avec tout le gratin du showbiz New Yorkais, les célébrités, les journalistes, les Dj's… même Andy Warhol était là pour célébrer the Lezard King. Pour l'occasion, Andy avait customisé un téléphone kitch au cadran doré et au combiné en ivoire pour l'offrir au jeune californien. À cette époque, « Light My fire » passait en boucle sur toutes les ondes.

Les Doors se virent remettre les plaques les félicitant d'avoir atteint la première place du Top 100. La soirée touchait à sa fin, et Jim Morrison, connu pour être un gros buveur, commença à dérailler. Pour mettre un peu d'ambiance, il se mit à balancer des glaçons sur la tête des invités et à ouvrir des bouteilles de vin de grand cru en leur brisant le goulot. La soirée qui commençait à dégénérer de plus en plus les obligea à quitter les lieux. On mena Jim dans un taxi, et il se retrouva sur la banquette avec Steve Paul, Gloria Stavers , Danny Fields et Andy Warhol. La voiture filait dans les rues de Manhattan vers le club Ondine où devait se terminer la soirée. Jim, d'humeur taquine, prit alors le beau téléphone doré d'Andy Warhol, et, devant les yeux stupéfaits de son créateur, il ouvrit sa fenêtre et le balança au niveau de la 53e Street.

Depuis, l'hôtel a était rebaptisé Trump Park Avenue.

The Beatles à New York

The Beatles

New York

Bob Dylan

Bob Dylan

The Doors

The Doors 1966

Club Ondine

Hôtel Saint Regis****

2 East 55th Street


Le Saint Regis est un hôtel de luxe situé sur la 5e avenue de Manhattan.

L'hôtel a était ouvert le 4 septembre 1904, par l'un des hommes les plus riches d'Amérique, voir du monde, John Jacob Astor IV, qui possédait aussi la moitié de l'hôtel Waldorf-Astoria situé à New York.

Le nom « St Regis » lui a était donné en hommage à un moine Français, Jean-François Régis, connu pour son hospitalité auprès des voyageurs.

Huit ans après l'ouverture du St Regis, le 15 avril 1912, John Jacob Astor trouve la mort dans le naufrage du Titanic. L'héritage de sa fortune revient donc à son fils Vincent Astor qui revend l'hôtel à un certain Benjamin Newton Duke, qui était dans l'industrie du tabac.

En 1932, un tableau appelé «Old King Cole», peint par Maxfield Parrish, fait son apparition au St Régis et devient la pièce maitresse du nouveau bar désormais célèbre, le «King Cole Bar». De l'autre côté de l'Atlantique, en 1932, Fernand Petiot, un barman français du Harry's Bar à Paris, réinvente un cocktail en remplaçant la vodka par du gin, qu'il surnomme d'abord « Red Snapper» pour ensuite lui donné le nom désormais culte de «Bloody Mary», mais on raconte beaucoup de choses sur l'histoire de ce cocktail. Le bar du St Regis aida à le rendre célèbre et il devint le cocktail vedette du Palace.

Salvador Dali et sa femme avaient pris l'habitude de venir s'installer au St Regis pour l'automne et l'hiver dans les années 60 et 70. En 1971, John Lennon et sa femme Yoko Ono se sont installé quelques mois à l'hôtel dés leur arrivée à New York.

Le 8 avril 1954, Marilyn Monroe arriva à New York pour le tournage de « Sept Ans de Réflexion » (« The Seven Year Itch »), dans lequel elle donnait la réplique à Tom Ewell. Pour la période du tournage, elle s'installa au 11éme étage du St Régis, dans la suite 1105-1106. Très vite, son deuxième mari, Joe DiMaggio, la rejoignit. L'embrouille entre les deux tourtereaux se produisit la nuit du 15 septembre 1954. Vers une heure du matin, pour éviter la foule des rues en pleine journée, l'équipe du film s'installa sur Lexington Avenue, au coin de la 52th Street. Marilyn, vêtue d'une robe blanche, devait laisser le souffle du métro soulever sa robe. Un technicien se plaça sous la grille du métro muni d'un gros ventilateur, et Marilyn commença son show. Très vite, le bouche-à-oreille annonça à la ville qui ne dort jamais que Marilyn dévoilait sa petite culotte sur Lexington Avenue... Les photographes et les badauds s'agglutinèrent devant la jolie blonde. Ce soir-là, Joe DiMaggio avait préféré aller dîner dans un restaurant tenu par des amis. Le journaliste Walter Winchell le persuada de l'accompagner voir la scène où sa femme se donnait en spectacle. L'italien, d'un tempérament jaloux, n'apprécia pas du tout le spectacle de son épouse laissant le ventilateur soulever les pans de sa robe. Une fois rentrés au St Régis, une dispute éclata entre lui et Marilyn. Les voisins entendirent des cris, des pleurs et des coups. Le lendemain, sur le tournage, le maquilleur de Marylin dut camoufler les ecchymoses sur son visage. C'était le début de la fin de son mariage avec Joe.      

Marlene Dietrich était aussi une habituée de l'hôtel. On retrouve le St Regis dans plusieurs films comme «Taxi Driver» avec Robert De Niro, «Le Parrain» de Francis Ford Coppola, «Le Diable s'habille en Prada» avec Meryl Streep et Anne Hathaway ou encore dans «Miss Congeniality», comédie américaine de Donald Petrie...

Hotel Saint regis à New York

St Regis

Marilyn Monroe

au St Regis

John Lennon et Yko Ono à New York

John et Yoko

Marilyn Monroe hotel St Régis
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AKA Times Square - Hotel Gerard ****

123 West 44th Street, Times Square.


Les tours et les détours d’un hôtel de Manhattan

Avant de s’appeler AKA Hotel, il se nommait du joli prénom de « Gerard ». C’est d’ailleurs sous ce patronyme qu’il est enregistré au « National Register of Historic Places » de New York. Hé oui ! Gerard est un monument historique. À la fin du XIXe, Broadway commençait sérieusement à se faire une réputation dans le théâtre. Sentant la bonne affaire, deux hommes, Rankin et Moore, s’associèrent pour créer un hôtel de luxe à deux pas de ce haut lieu de la nuit tout près de Times Square (que l’on appelait alors Longacre Square). L’idée était d’attirer les riches touristes, mais aussi les acteurs et actrices renommés qui jouaient dans les théâtres à proximité. Pour cela, ils ne vont pas mégoter, et l’architecte George Keister va leur en mettre plein la vue avec un cocktail de style roman, gothique et Renaissance. Sa façade couleur terracotta n’est pas sans rappeler celle du Dakota Building (antérieur au Gerard). Par la suite, George Keister se spécialisa dans l’architecture des théâtres : on lui doit notamment le Belsaco Theatre juste à côté de l’hôtel Gerard et le mythique Apollo Theatre de Harlem.

En 1893, l’hôtel Gerard est fier d’attirer toute la bourgeoisie, les grands militaires et les hommes politiques du monde entier, dans ses 362 somptueuses chambres.

Mais une nuit de 1916, la poisse va frapper à la porte de l’hôtel Gerard. Un feu se déclare dans les cuisines. Les 350 clients se précipitent dans la rue pour échapper aux flammes, certains sont même contraints de sauter des fenêtres de leurs chambres sur le toit du Belasco Theatre.

Après cet incident, on restaura au plus vite l’hôtel, mais la clientèle prestigieuse d’autrefois n’était plus au rendez-vous. Cependant, grâce à sa proximité avec les théâtres, certains acteurs et actrices, peu connus, s’y installèrent.

Petit à petit, le Gerard devint une adresse de malfrat. Des mafieux se firent arrêter. Au neuvième étage, la nuit du 29 octobre 1923, une fusillade éclata avec des braqueurs de banques. Un forçat évadé fut abattu de trois balles dans l’estomac dans les couloirs… Ainsi était le triste sort du bel hôtel Gerard qui perdit jusqu’à son nom pour s’appeler l’hôtel Langwell. Le quartier devenant de plus en plus sinistre, l’hôtel Langwell devint l’hôtel des suicides. Le critique musical Williams James Henderson se tira une balle dans la tête dans l’une de ses chambres. Plusieurs personnes ont suivi son exemple, surtout des femmes, qui se défenestrèrent depuis leur chambre. Dans les années 70, il tomba entre les mains de la famille Durst (pour ceux qui ont vu le film « Love & Secrets », Durst est le vrai nom du personnage que joue Ryan Gosling). On le débaptisa de nouveau pour lui donner le nom d’Hotel 123. Times Square était alors un quartier rempli de peep-show, dealers, maquereaux, putes et voleurs. Comme dirait Bernard Lavilliers sur un ton ironique : « Tout ce que la ville produit de saint et de sportif avaient rendez-vous là ». Après ces longues et pénibles années, l’hôtel Gerard va entrevoir le bout du tunnel, lorsque, 90 ans après sa construction en 1983, le « National Register of Historic Places » de New York le classa monument historique.

Dans les années 90, le quartier de Times Square renaitra de ses cendres et devint le quartier le plus touristique de Manhattan. Toujours aussi bien placé, et ayant gardé sa belle façade, Korman Communities racheta et restaura l’hôtel en lui redonnant ses lettres de noblesse et le rebaptisa « Hotel AKA Times Square ». Il est aujourd’hui un bel hôtel de luxe dans le quartier le plus sécurisé de NYC. On peut y louer, pour son séjour à NYC, des appartements avec cuisine, salon…

Comme quoi rien ne vaut un bel emplacement !  

Hôtel Gerard devenu Hôtel Langwell
Hôtel Gerard
Times Square dans les années 70