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Chelsea Hotel

222 West 23rd Street

Le Chelsea est l'hôtel le plus Rock de l’histoire new-yorkaise. Il abrita pas mal de beau monde depuis son ouverture en 1883.

À cette époque, avec ses 12 étages, il était le plus haut building de New York. On dit de lui qu’il est de style néo-Queen Anne et gothique Victorien. Situé en plein au cœur du quartier de Chelsea, qui était alors, le quartier des théâtres. Il a été le 1er bâtiment à être classé historique et culturel de New York en 1977.

En 1912, après le naufrage du Titanic, les rescapés ont été logés au Chelsea hôtel. Il offrait l’avantage d’être prés des docs, où aurait dû accoster le légendaire paquebot. Depuis, une légende de fantôme circule dans les couloirs du Chelsea. Une femme, dont on ne connait que son prénom, Mary, venait juste de se marier avec l’un des passagers du Titanic. Pour lui faire une surprise, elle était venue attendre son retour à New York. Elle logea au Chelsea, dans une chambre du 8éme étage. Lorsqu’elle a appris la triste nouvelle, elle serait revenue dans sa chambre pour s’y pendre. Depuis, des clients l’auraient aperçu dans les couloirs du 8éme étage, ou, en sanglotant, accoudée à la rampe d’escalier.

Le Chelsea a servi de lieu de résidences (de court à long terme) pour beaucoup d’artistes. À l’époque, l’hôtel était un endroit mal famé et délabré où toute sorte de marginaux habitaient, on pouvait trouver un dealer pratiquement à tous les étages et pas mal de camés, gisant dans l’escalier. Beaucoup de suicides ont eu lieu au Chelsea, les gens venaient spécialement là pour se jeter des balcons…

En 1968, le Français Jean-Claude Carriére se rend au Chelsea pour rejoindre son ami Milos Forman. Il décrit l’hôtel comme ceci : « Milos m'a demandé de le rejoindre au déjà légendaire Chelsea Hôtel, où il m'a réservé une chambre. [...] Bâtiment ancien, en mauvais état, aux chambres cependant spacieuses. Les dessus de lit sont râpés, avec une odeur de poussière qui n'appartient qu'à cet hôtel. [...] Le Chelsea Hôtel dégage une odeur très particulière, que les amateurs reconnaissent vite, une odeur d'usée, de presque moisi, de marécage urbain, pas forcément désagréable. Une absence d'air, peut-être ce qu'on appelle des remugles. [...] À chaque étage, en face de l'ascenseur, une ouverture obscure dans le mur. À l'intérieur, on distingue tout un entrelacement de câbles électriques de couleur noire. En face de l'ouverture, sur le palier, un ventilateur tourne en permanence. Il est là pour rafraîchir les câbles, qui sans cela s'échaufferaient trop vite. À partir du printemps, quand on arrête le chauffage, on range aussi les ventilateurs. L'installation parait dater des années 1920, ou 1930 ».


  

Jack Kerouac, qui logeait ici un temps, a écrit une partie de « Sur la Route ». Arthur C. Clarke a écrit son "2001 : l’Odyssée de l’espace". Dylan Thomas est mort d’alcoolisme dans la chambre 205 de l’hôtel, en sortant du Withe Horse Tavern. William S.Burroughs a écrit une partie de son « Festin Nu », Simone de Beauvoir, Tennessee Williams, Charles Bukowski, Jean-Paul Sartre, Mark Twain, Arthur Miller et son épouse Marilyn Monroe dans la chambre 614, il y retourna après son divorce et logera dans la chambre 712 avec sa nouvelle femme la photographe Inge Morath.  Des musiciens comme, John Cale, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Edith Piaf… Bob Dylan, qui vivait dans la chambre 211, a composé son album "Desire". Dans la chanson Sara, il dit: « Stayin’up for days in the Chelsea Hotel, Writtin ».

La chambre 100 est à jamais marquée au fer blanc de l’histoire du rock. Le 12 octobre 1978, Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, est en compagnie de sa petite amie Nancy Spugen. Celle-ci sera retrouvée morte dans la salle de bain avec un coup de couteau dans le ventre. On n’a jamais su si c’était Sid qui l'avait poignardé ou des dealers qui étaient venus leur rendre visite. Sid Vicious est mort d’overdose quelques mois plus tard. Beaucoup de fans des Sex Pistols ont depuis réservé cette chambre, comme pour un pèlerinage.

Dee Dee Ramone a écrit son roman « Chelsea Horror Hotel », où il raconte ses expériences de drogues au Chelsea. Il y parle des fantômes qui hantent sa chambre, comme Nancy Spugen l’amie de Sid Vicious qu’il voit sortir de sa salle de bain avec un couteau dans le ventre…

Madonna a occupé la chambre 822. Une partie des photos de son livre « Sex Dita in the Chelsea girl » sont faites dans le décor du Chelsea. 

Patti Smith vivait avec son copain de l’époque Robert Mapplethorpe (photographe) dans la chambre 1017 pour 55 $ par semaine et qui selon elle, serait la plus petite chambre du Chelsea.

Leonard Cohen et Janis Joplin vécurent dans la chambre 415 pendant un temps. Ils écrivirent la célèbre chanson « Chelsea Hotel N°2 »…

Des acteurs et réalisateurs ont aussi séjourné là, on peut citer Stanley Kubrick, Uma Thurman, Dennis Hooper, Rebecca Miller, Jane Fonda, Mitch Hedberg, Eddie Izzard et bien d’autres.

  

Des films ont été tournés au Chelsea:

  • « The Chelsea Girls » de Andy Warhol, qui choisit les actrices parmi les résidentes de l’hôtel comme Nico, Edie Sedgwick, Brigid Berlin…

  • « Sid and Nancy » d’Alex Cox, avec Gary Oldman le film finit sur la mort de Nancy Spugen.

  • « Léon » de Luc Besson avec Jean Reno et Natalie Portman. On se souvient de l’escalier et du long couloir qui mènent à la chambre de Léon.

  • « L’interprète »  de Sydney Pollack

  • « 9 semaines ½ » d’Adrian Lyne avec Mickey Rourke et Kim Basinger.

Le Chelsea Hôtel est à vendre depuis 2007, depuis que Stanley Bard a été démis de ses fonctions de manager par les deux autres actionnaires, Marlene Krauss et David Elder. Ces derniers ont confié la gestion du Chelsea à une grosse entreprise qui tente de le restaurer pour en faire un hôtel de luxe, enlevant toute l’authenticité du lieu. Stanley Bard, qui était le manager depuis 1955, a toujours aidé les artistes en galères qui parfois le payaient avec des toiles ou parfois ne le payaient pas pendant des mois. On peut d’ailleurs apercevoir certaines de ces œuvres dans le couloir de l’hôtel. Même si le Chelsea est fermé au public, il reste encore quelques résidents qui sont là depuis des années et sont difficilement expulsables grâce à leurs loyers bloqués.

Aujourd’hui, vous pouvez toujours entrer dans le Chelsea, le Hall est ouvert au public. On peut aussi admirer toutes les plaques sur la façade, affichant fièrement les personnalités qui ont résidé là, mais le reste de l’hôtel est fermé pour cause de rénovations.

Espérons qu’à l’avenir le Chelsea restera le lieu de rendez-vous des artistes underground.

  

Chelsea Hotel
Sid Vicious et Nancy
Madonna chambre 822
Dee Dee Ramone

Actors Studio

432 west 44th street.

Ce petit bâtiment en briques rouges, renferme la plus grande école d’acteurs du monde, non pour sa taille, mais pour sa réputation et pour les artistes qui ont franchi ces portes pour se faire initier à The Method. L’école a été créée en 1947, ce n’était au départ qu’un atelier où des comédiens, déjà confirmés, pouvaient venir répéter leurs rôles.

L'Actors Studio a connu ses heures de gloire grâce à son directeur, Lee Strasberg, qui mit au point « la méthode » (the Method) et la popularisera de 1951 à 1982.

Pour créer la méthode, il s’inspira du travail d'un certain Constantin Stanislavski (1863-1938) qui était metteur en scène et professeur de théâtre russe. On lui doit deux ouvrages incontournables du métier d’acteur « La formation de l’acteur » et « La construction du personnage ». Ses deux livres, qui révolutionnèrent toute l’Europe de la comédie en son temps, sont la base de « The Method » de l’Actors Studio :

Les trois aspects principaux de la méthode Strasberg sont : la relaxation, la concentration et la mémoire affective. C’est à travers ces trois pratiques que l’acteur doit faire vivre son rôle. La méthode consiste à puiser dans son vécu les émotions nécessaires au personnage à interpréter. « Quand un acteur est bien entrainé, tout ce dont il a besoin est de se souvenir, ce sont les actions ; le reste lui viendra par association. Quoiqu’il faut faire attention, car ça ne vient pas toujours spontanément. Si un joueur de football doit s’entrainer et pratiquer son jeu, cela doit être vrai aussi pour l’acteur, qui a le même problème, celui de devoir travailler avec un instrument qui ne lui obéit pas entièrement tout le temps ».  Lee Strasberg.

La plupart des grands acteurs américains ont suivi les cours de l’Actors Studio. Paul Newman, Marlon Brando, James Dean, Liz Taylor, Marilyn Monroe, ont été les premiers à incarner cette nouvelle génération d’acteurs en suivant les cours de Lee Strasberg sur les bancs de l’Actors Studio. Ils ont été suivis par

Steve Mc Queen, Robert de Niro, Dustin Hoffman, Al Pacino, Tommy Lee Jones, Angélina Jolie, Tom Cruise, Bruce Willis, Tom Hanks, Nicole Kindman, Julia Roberts, Sean Penn, Joachim Phoenix... Aujourd'hui, la Méthode de Lee Strasberg est critiquée et fait débat dans le métier. Certains lui reprochent d’uniformiser l’interprétation d’un rôle. 


  

Marilyn Monroe en cour 1955
Actors Studio

Dakota Building

1 W 72nd St, New York, NY

Le Dakota Building est un immeuble de New York, devenu mondialement connu depuis l'assassinat de John Lennon le 8 décembre 1980.

Cet édifice, situé à Upper West Side sur le côté West de central Park, a était construit entre 1880 à 1884. Il fut dessiné par l'architecte Henry Janeway Hardenbergh qui a aussi conçu les plans du Plaza Hotel de New York.

Le Dakota a vite été prisé par la haute société New Yorkaise. Avant même l'ouverture officielle, tous les appartements étaient déjà loués.

Ont peut compter parmi ces résidents les plus célèbres, le compositeur russe Tchaïkovski qui séjourna ici après avoir joué pour l'inauguration du Carnegie Hall, l'acteur Boris Karlof qui est connu pour son rôle de Frankenstein de James Whale, John Lennon et Yoko Ono, Sting, Judy Garland, Bono, Paul Simon du groupe Simon & Garfunkel, Liam Gallagher du groupe Oasis, l'écrivain Harlan Coben...

Le bâtiment est aussi présent dans des livres comme «Time and Again» de Jack Finney, c'est aussi la maison de Windsor Horne Lockwood III dans le livre de Harlan Coben, ou encore dans la BD Grendel ou le Dakota est la maison de Hunter Rose. L'immeuble a aussi était le lieu de tournage de quelques films : il était l'adresse de Tom Cruise dans Vanilla Sky, ou, celle du diable dans Rosemary's Baby de Roman Polanski. Le cinéma a renforcé le côté obscur du Dakota. Certaines personnes vont jusqu'à penser que cet immeuble est maudit, dû à ses histoires tragiques. Il est vrai que quelques faits étranges tournent autour du film Rosemary's Baby datant de 1968. Mia Farrow, l'héroïne qui habite dans le Dakota Building avec son mari, se fait enfanter par le diable, aidé par une secte satanique qui réussit à convaincre le mari de se lier à leur projet. Pour ce film, Roman Polanski demanda l'aide d'Anton Szandor Lavey, « Pape de la magie noire » et fondateur de l'église de Satan. Il est aussi l'auteur de la bible satanique.

Un an après ce tournage, Roman Polanski est en Grande Bretagne pour le tournage d'un de ses films, alors que sa femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois, est restée à Los Angeles. Nous étions en pleine période hippy et l'une des communautés de L.A. était alors connue sous le nom de « Manson Family ». Elle allait passer du stade de bande de potes à secte satanique. La nuit du 9 août 1969, le drame se produisit. Ce soir-là, le leader de la « Manson Family » Charles Manson, envoya ses apôtres tuer la famille Polanski. Parmi les apôtres se trouvait Suzan Atkins, qui était la maîtresse du pape de la magie noire dont s'était servi Polanski pour Rosemary's Baby. Les membres de « La Family » dévastèrent la maison, tuant sauvagement tout ce qu'ils rencontraient, employés, amis et maîtresse de maison. Celle-ci, enceinte de huit mois, supplia Suzan Atkins de l'épargner, mais la fiancée du diable ne lui donna aucune chance et l'éventra d'un coup de couteau, en lui répondant « Femme, je n'ai aucune pitié à ton égard » (d'après son propre témoignage). Avant de partir, elle se servit du sang de sa victime pour écrire sur la porte des Polanski « Pig » (porc), en référence à la chanson des Beatles, dont vraisemblablement elle n'avait pas compris le sens, au grand drame des Beatles.

La légende de cet immeuble maudît se poursuit avec un maçon du Dakota qui affirma à mainte reprise avoir vu une petite fille habillée d'une robe des années 1800 dans les couloirs en lui disant, « Bonjour, c'est mon anniversaire ! ». Il se tua quelque temps après en tombant de son échafaudage.

La dernière anecdote, la plus connue, est celle de la mort de John Lennon, l'ex Beatles habitait au Dakota de 1973 jusqu'à 1980.

Le lundi 8 décembre 1980, vers 17h00, John Lennon et sa femme Yoko Ono sortent du Dakota. John signe quelques autographes, dont un, à un dénommé Mark David Chapman à qui il signe aussi son album « Double Fantasy ». John, se rend ensuite au Record Plant Studio pour enregistrer: “Walking on Thin Ice”. Une fois la séance terminée, il rentre du studio et arrive sur le coup des 22h50 devant le Dakota Building. Lennon aurait pu éviter le pire ce soir-là en rangeant sa voiture dans la cour de l'immeuble, mais il aimait satisfaire ses fans et il se gara donc le long de la 72th Street. Yoko Ono passe la première l'entrée du Dakota et Lennon la suit juste derrière. C'est là que Chapman sort de l'ombre avec son revolver et tire à 5 reprises dans le dos de Lennon. John titube vers le poste de sécurité et déclare « Je me suis fait descendre » avant de s'effondrer. L'ex Beatles est déclaré mort à 23h15 à l'hôpital Roosevelt.

Depuis, la porte cochère du Dakota est appelée par les fans « La porte de l'enfer ».

  

John Lennon et Yoko Ono devant le Dakota
Roman Polanski et Mia Farrow Pendant le tournage au Dakota de Rosemary's Baby
John Lennon devant le Dakota
The Velvet Underground
John Cale

Appartement de John Cale - The Velevet Underground

 56 Ludlow Street

En 1964, John Cale débarque à New York. Sans un sou, il s'installe en collocation avec Tony Conrad (réalisateur, musicien, écrivain…), dans le quartier pauvre de Manhattan, Lower East Side.

Le loyer était alors de 25$ par mois, qu'ils divisaient en deux. À ce prix-là, il n'y avait pas de chauffage, alors, John et Tony devaient brûler dans la cheminée des caisses et des meubles pour se réchauffer, l'hiver est parfois très rude à New York. Leurs repas étaient faits de boites de conserve de ragoûts et de milkshakes… Lower East Side était un quartier dur pour deux jeunes artistes. Leur dégaine à la Beatles énervait les voisins. Il n'était pas rare qu'ils prennent des jets de pierres, par les gamins, en partant de chez eux. Les Beatles n'avaient pas la cote dans ce coin de Manhattan. C'est à cette époque que John Cale rencontra Lou Reed et Sterling Morrison. La base du Velvet Underground était jetée. Ils essayent alors plusieurs noms pour le groupe : The Primitives, The Warlocks, The Falling Spikes.  Puis un jour, Lou Reed qui traine dans l'appartement de John Cale et Tony Conrad, trouve un livre de sado-maso, ramassé par Tony dans la rue. Le nom de ce livre est The Velvet Underground. Le nom est adopté, et c'est sous celui-ci qu'ils se firent connaître avant de faire des carrières solos. La bonne fée des Velvet est arrivée sous le patronyme d'Andy Warhol. Le maître de la Factory devint leur manager. Tous les weekends, Lou Reed et Sterling Morrison rejoignent John Cale dans son appartement du Lower East Side, pour travailler à leur album. Ils enregistrent là les démos de « I'm Waiting For The Man » ou encore « All Tomorrow's Parties ». Andy Warhol voulait un élément qui captive l'attention du public. Il avait dans ses relations un mannequin qui se faisait appeler Nico et qui chantait plutôt bien. Il la présenta au groupe et imposa qu'elle chante trois chansons dans l'album, malgré l'avis contraire de Lou Reed. En 1966, le groupe sortit leur premier album sous le nom de The Velvet Underground and Nico.

Trente ans plus tard, en 1996, The Velvet Underground entra dans le prestigieux Rock and roll Hall of Fame.

Aujourd'hui, l'appartement du, 56 Ludlow Street, est toujours là, et il sert encore de refuge à de jeunes artistes, au plus grand bonheur de John Cale.

  

The Velvet Underground

Sur les marches de l'appartement

de John Cale

  

John Cale

Sur la terrasse du 56 Ludlow Street

Circle Imagine

Memorial John Lennon - Strawberry Fields -

Central Park du côté Ouest au niveau de la 72nd Street

Hommage à John Lennon, qui a été assassiné le 8 décembre 1980, quelques mètres plus loin, devant sa dernière résidence. Le lieu s’appelle « Strawberry Fields », comme la chanson des Beatles. Le monument, que l’on nomme aussi le Circle Imagine, fut inauguré le 9 octobre 1985, à la date anniversaire de John. Aujourd’hui, on y célèbre encore son anniversaire  de naissance ainsi que celui de sa mort, mais on célèbre parfois également d’autres commémorations, comme celle de Georges Harrison. Après le 11 septembre 2001, les New-Yorkais y avaient tenu une veille de bougies en mémoire à ceux qui sont morts dans les tours du World Trade Center. Lorsque vous visiterez le Circle Imagine, regardez si vous ne croisez pas Gary Dos Santos. Ne cherchez pas ce nom dans votre dictionnaire du Rock, c’est un homme qui vit à Manhattan, et qui, par passion pour John Lennon, entretient son mémorial. Il y fait parfois des compositions de fleurs formant le signe « Peace and Love », ou bien de nombreuses bougies qui décorent le Circle. Ici, tout le monde le surnomme « The Mayor of Strawberry Fields ». Si vous le rencontrez, il se peut qu’il vienne vous raconter quelques anecdotes sur John Lennon et cet endroit. N’oubliez pas de lui donner un petit quelque chose avant de lui dire au revoir !

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The Scene Steve Paul

346 W 46th Street

Ouvert en  1964 ce club, que beaucoup appelaient Steve Paul’s, était jusqu’à la fin des années 1960 l’un des plus réputé de Big Apple. C’est sur ses planches que des groupes comme The Doors, The Jimi Hendrix Exeprience, The Velvet Underground, Pink Floyd, Lovin Spoonful, Janis Joplin, Sammy Davis Jr… se sont fait connaître. Lors de son passage à New York en 1967, Jim Morrison se prit d’affection pour ce club. A l’époque les Doors cartonne avec « Light my Fire ». Comme une cave exigüe la scène est si prêt du publiques qu’ils peuvent se toucher. L’ambiance est hippies branchés, Jet-setters new-yorkais avec Andy Warhol et sa bande de la Factory. Jim Morrison aime venir en fin de soirée faire des jam-sessions jusqu’au petit jour. Jimi Hendrix, à la veille de son départ pour le festival de Monterey qui le rendra célèbre aux Etats Unis, faisait parti des spectateurs des Doors au Steve Paul’s le 14 juin 1967. Mais les deux hommes ne s’appréciaient pas, surtout Jimi. Un an plus tard, alors que Jimi Hendrix est enfin connu aux Etats-Unis (il a d’abord rencontré le succès en Angleterre et en France), alors qu’il Jamme avec les Chambers Brothers, Jim Morrison débarque au Steve Paul’s complètement démoli aux cocktails drogues et alcools. Il se dirige vers la scène et prend le micro en hurlant des obscénités. Puis il tombe par terre et se met à ramper vers Jimi Hendrix en lui criant « je veux te s… la b… ». Janis Joplin, présente dans le public prend alors les choses en main pour faire taire le « Lezard King ». Elle empoigne une bouteille de wisky et frappe Jim Morrison à la tête... Voila le genre d’ambiance qu’il pouvait régner dans ce genre de club à la fin des années 1960. 

Hélas, comme dans un mauvais film, la mafia newyorkaise, voyant le succès de Steve Paul’s a voulu le racketter. Steve Paul refusa ou ne voulu plus payer et ferma ses portes en 1970.

The Doors au Steve Paul's
Jimi Hendrix avec Johnny Winter au Steve Paul's
Steve paul's Extérieur

Ed Sullivan Theater

1697 Broadway Manhattan

Le Ed Sullivan Theater est situé dans le quartier du Theater District de Manhattan.

Il est le berceau de la radio CBS depuis 1936 ainsi que le Ed Sullivan Show, célèbre émission télévisée qui porte le nom de son présentateur vedette, de juin 1948 à juin 1971. Sullivan avait le don de programmer ce qui était dans le vent. Son émission, qui passait en prime times (20h00) et en direct tous les dimanches soirs, a été la plus regardée de tous les temps en Amérique. Mais derrière le physique viril et le sourire hypocrite d'Ed Sullivan se cache un homme sans concession. Il était OK pour faire passer la jeune génération d'artistes, mais à ses conditions. L'un des premiers à en faire les frais ne fut autre que le King, en 1957. Ed trouva qu'Elvis avait un jeu de jambes un peu trop évocateur, qui risquerait de choquer le jeune public. Il laissa le jeune King s'exciter et le filma en plan américain (uniquement le buste). En 1963, le jeune folk-singer Bob Dylan, avec sa guitare et son harmonica, eut droit aussi à l'impitoyable censure d'Ed. Alors que l'on commence à organiser son passage, l'organisateur dit à Dylan qu'Ed refuse qu'il chante « Talkin' John Birch Society Blues », chanson où il critique l'Amérique et ses idées anticommunistes. En bon rebelle, Bob Dylan refuse de passer à l'émission, malgré la pub que cela lui aurait rapporté. En 1967, ce fut le tour des Rolling Stones. Le bon vieux Ed exigea que Mick Jagger dise « Let's spend some time togheter » au lieu de l'original « Let's spend the night together ». Les Rolling Stones acceptent et Mick dit la phrase composée par Ed, en levant les yeux au ciel. Mais il fallait bien qu'un jour ou l'autre Ed tombe sur un os. Moins franc-tireur que Bob Dylan, moins docile que Mick Jagger, en 1967, le Lizard King allait rendre Ed Sullivan fou furieux : la même année que les Rolling Stones, alors que les Doors se préparent dans leur loge, Ed envoie son gendre Bob Precht, qui est aussi producteur de l'émission. Celui-ci doit convaincre Jim Morrison  d'effectuer un petit changement pour « Light My Fire ». Intéressé, Jim l'écoute lui dire, sous le regard amusé des autres membres du groupe, qu'il n'est pas possible de dire le mot « higher » (planer, allusion à la drogue) et qu'il faut donc qu'il dise « Girl, we couldn't get much bitter », à la place de « higher ». Conciliant, Jim répond qu'il n'y a pas de problème. Content, le Dieu Ed vient voir le groupe juste avant le plateau, pour leur demander de chanter en souriant à la caméra. Jim lui répond qu'en fait, leur groupe est plutôt lugubre… Une fois devant les caméras, vêtu de cuir noir, le jeune Californien ne change rien, ni à son style (il ne regarde pas la caméra et ne sourit pas), ni aux paroles de sa chanson.  Furieux, le présentateur refusa de leur serrer la main et leur dit que c'était la dernière fois qu'ils joueraient dans l'émission.

Cette émission mythique à vu défiler les plus grands artistes de l'époque, tels que The Beach Boys, The Jackson Five, Dean Martin, James Brown, The Supremes, The Beatles qui ont fait leur première télévision Américaine sur ce plateau en 1964, mais aussi Édith Piaf ou Line Renaud…

Le 30 aout 1993, une nouvelle émission du nom de «Late Show with David Letterman» voit le jour, présenté par David Letterman.

L'émission de Letterman a un peu le même principe que «Le petit Journal» en France. David Letterman présente les actualités du moment, reçoit ensuite un invité sur le plateau, qui sera son sujet principal, et finit son émission avec un groupe musical.

Le théâtre a aussi servi de salle de concert : en 2004, le groupe Phish donne un concert au Ed Sullivan Theater ; en 2009 c'est au tour de Paul McCartney de donner un concert. En juin 2010, le toit du théâtre est utilisé pour accueillir un concert de Jay-Z avec Eminem.

Ed Sullivan
The Rolling Stones avec Ed Sullivan
The Doors au Ed Sullivan Show