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Renaud à Paris

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Bistrots et Restaurants de Renaud

Café-Théâtre - Café-Concert

Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux

M’accueille quelquefois aux jardins du Bon Dieu

C’est un bistrot tranquille où il m’arrive de boire

En compagnie de ceux qui peuplent ma mémoire

Les jours de vague à l’âme ou les soirs de déprime

Prés de quelques artistes amoureux de la rime

Je vide deux trois verres en parlant de peinture

D’amour, de chansonnettes et de littérature

  

Le Paris de Renaud avec Under&Over-Ground

Renaud

Au rendez-vous des amis

10, rue sainte croix de la Bretonnerie - le Marais -

Au milieu des années 1970, Renaud fait du Rendez-vous des Amis son quartier général. Le restaurant est situé à 150 mètres du café-concert « La Zipa » (devenu le café-théâtre des Blancs Manteaux) où Renaud débute sur scène avec sa guitare. Sur le trottoir, en face du Rendez-vous des Amis, une bande de potes : Martin Lamotte, Gérard Lanvin, Roland Giraud… construisent le théâtre de La Veuve Pichard, qui deviendra plus tard Le Point Virgule. Eux aussi vont se mettre à fréquenter le Rendez-vous des Amis. Parmi cette bande, il y a la femme de Gérard Lanvin qui s’occupe de la décoration du théâtre et joue dans les pièces de Martin Lamotte. Elle s’appelle Dominique et va devenir la gonzesse de Renaud. La chance de Renaud s’appelle « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine », une comédie écrite et jouée par Coluche. Ce dernier, ayant besoin d’un chevalier blanc, choisit Gérard Lanvin pour interpréter le prince. Alors que Martin Lamotte monte « Le Secret de Zonga », Gérard Lanvin lui fait faux bond et part sur le tournage de Coluche, laissant sa femme Dominique sans défense, alors que Renaud le loubard rôde au troquet d'en face. Ayant déjà joué avec Renaud au Café de la Gare (oui, Renaud a commencé par le théâtre), Martin Lamotte propose le rôle de Gérard Lanvin à Renaud. C’est ainsi que l’amoureux transi déserte le zinc de son bistro. Les mains dans les poches, il traverse la rue avec ses santiags et se retrouve sur les planches avec sa belle, mais ça, c’est une autre histoire.

Quelque temps plus tard, Renaud aménage dans le petit studio de Dominique, qui se trouve dans la même rue que le Rendez-vous des Amis. Le pauvre Lanvin se retrouve hébergé par Coluche. Mais, pas rancunier et beau prince, le Gégé se pointe un soir au Rendez-vous des Amis. Au comptoir, Renaud boit un coup et fume une Gauldo. Gérard Lanvin s’approche de lui et lui dit qu’il doit bien s’occuper de Dominique parce qu’elle mérite d’être heureuse, sinon c’est à lui qu’il aura à faire.

Aujourd’hui, le Rendez-vous des Amis n’est plus fréquenté par cette bande d’artistes et la patronne, Madame David, a pris sa retraite. Mais le restaurant et le bar sont toujours là et proposent des plats français traditionnels, qui valent bien une petite halte. Aujourd’hui, La rue sainte croix de la Bretonnerie est devenu une rue très animée et très gay du Marais.   

Hier au Rendez-vous des amis

Hou là là je m’suis mis minable

Putain d’muflée que j’me suis pris

                                                 Pochtron Renaud

  

Renaud
Coluche et Gérard Lanvin dans: Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
Au Rendez-vous des Amis By le UOG

Le Café de la Gare

1er version : Passage d’Odessa – Montparnasse –

2e version : 41, rue du Temple – le Marais –

En 1968, à Paris, une bande de potes, des acteurs-constructeurs, se mirent à retaper une vieille fabrique de ventilateurs en un café-théâtre. Parmi ces jeunes artistes, il y avait Coluche, Miou Miou, Patrick Dewaere, Romain Bouteille, Henri Guybet, Martin Lamotte et Catherine Sigaux (dit Sotha). Le mode de relation de la troupe, d’après Coluche, était le copinage en concubinage. Un doux vent de liberté et de folie soufflait sur la France. Pour aménager le Café de la Gare, il fallait de l’argent. Des mécènes mirent la main au porte-monnaie pour que le projet puisse voir le jour. Parmi les plus célèbres, Jacques Brel, Pierre Perret, Raymond Devos, Georges Moustaki, Jean Yanne, Hara-Kiri.

Après les travaux de restauration, le Café de la Gare ouvrit ses portes en 1969. Les acteurs s’occupaient de tout eux-mêmes : billetterie, placement des spectateurs, service des boissons, distribution de coussins pour qu’ils n’aient pas mal aux fesses et bien sûr, leur vrai métier, jouer sur scène.

Renaud ne fait alors pas partie de la troupe, mais, en voisin et en « séparatiste du 14e arrondissement », il rôde dans le coin. Il aime cette ambiance et les bons mots de Coluche. C’est un soir, vers 22 h00, alors que Renaud est chez papa et maman en pyjama, prêt à se coucher, que le téléphone réveille l’appartement des Séchan. Au bout du fil, Southa, explique qu’il faut de toute urgence que Renaud rapplique au Café de la Gare, pour remplacer Gégé dans le rôle des « Robin des quoi? ». Au diable le pyjama, Renaud saute dans son jean, puis sur son cyclo direction le Café de la Gare. Quand il arrive, il retrouve l’ambiance du Café. Derrière la caisse, les acteurs tirent au sort à l’aide d’une roue, type roue de la fortune, le prix du billet. Cela va de 1 franc à 20 francs. Renaud remplacera Gégé sur scène pendant 3 mois, jusqu’au jour où un autre Gégé se verra confier le rôle, celui-là c’est Gérard Depardieu et c’est du lourd. Renaud retournera dans la rue faire la manche, mais il fréquentera toujours la troupe. Petit à petit, celle-ci va s’agrandir : Gérard Lanvin, Thierry Lhermitte, Coline Serreau, Josiane Balasco, Gérard Jugnot, Anémone… feront des passages au Café de la Gare.

En 1972, la troupe déménagea dans le quartier du Marais. Les acteurs transformeront ce coup-ci un ancien relais de poste du XVIIe siècle (l’Auberge de l’Aigle d’or) en café-théâtre, le plus grand de Paris et conserveront le nom de Café de la Gare.

Renaud, toujours pote avec ces acteurs-constructeurs, va les suivre avec sa guitare et son ami accordéoniste Michel Pons. Tous les soirs, ils feront la manche le long de la file d’attente devant le café-théâtre, ils chanteront de vieux tubes de Paris avec ses javas et ses histoires de marlous. C’est d’ailleurs là qu’il verra pour la première fois celle qui deviendra quelque temps plus tard sa gonzesse, Dominique.

Le Café de la Gare est aujourd’hui l’un des plus prestigieux cafés-théâtres de Paris. Benoît Poelvoorde, Éric et Ramzi, Élie et Dieudonné ont fait des passages remarqués dans cette salle. 

La troupe du Café de la Gare
Renaud avec son ami Michel Pons, quand ils faisaient la manche
La Troupe du Café de la Gare

Renaud et son ami Michel Pons, en train de faire la manche

La Coupole

102 Boulevard du Montparnasse

Le 20 décembre 1927, une inauguration eut lieu sur le Boulevard du Montparnasse. Une soirée que les Montparnos ne devaient pas manquer, l’ouverture des portes du restaurant de la Coupole. La Coupole, ce nom, comme un écho aux autres cafés du coin : le Dôme et la Rotonde, avait pour ambition d’être le plus grand restaurant de Paris. Depuis déjà deux ans, Paris vivait à la mode Art déco. La Coupole allait devenir le symbole de ce nouveau style aux formes géométriques, qui se mettait en opposition aux rondeurs et aux lignes arabesques de l’Art nouveau. Le fleuron de la Coupole est son immense salle, parsemée de 33 piliers recouverts d’imitation marbre et de ses pilastres, chacun peint par un artiste, ainsi que de son fameux curry d’agneau. Le jour de l’inauguration, les 1200 bouteilles de champagne Mumm ne suffirent pas à étancher la soif des 3000 invités. Parmi ses hôtes, on pouvait rencontrer le monde des arts et leurs modèles, celui des lettres, ainsi que la faune des nuits parisiennes, et tous ceux qui voulaient faire partie de ce qui brille, avaient rendez-vous là, ce 20 décembre 1927. Depuis, rien n’a vraiment changé à la Coupole. Moins d’artistes, plus de touristes, comme partout ailleurs, mais il est toujours ce temple de l’Art déco, et il n’a jamais désempli. Dès les premiers jours, il est devenu la cantine d’artistes comme Jean Cocteau, Louis Aragon dont on dit qu’il partit de la soirée inaugurale au petit matin dans un car de police. Tous les artistes des années folles « les Montparnos », qui vivaient dans le quartier, ont adopté ce lieu : Man Ray, Henri Miller, Salvador Dali, Henri Matisse, James Joyce qui fréquentait plutôt le bar pour aligner des whiskies, Ernest Hemingway dont on dit qu’il aurait libéré la Coupole en août 1944 avec la 2e DB, Mistinguett, Joséphien Baker qui venait dîner avec son guépard femelle Chiquita, qui terrorisait les clients, Pablo Picasso, Kiki de Montparnasse qui se baigna nue dans la vasque lumineuse au milieu du restaurant… Puis, la guerre arrêta la fête, mais elle reprit aussitôt celle-ci terminée (un peu grâce à Ernest, quand même). Les tables se remplirent à nouveau d’artistes anciens et récents : Georges Simenon, André Breton, Albert Camus qui avait la table n° 149 et qui fêta ici son prix Nobel, Jean-Paul Sartre table n°149, Simone de Beauvoir, Yves Montant, Édith Piaf, Coluche qui rencontrera sa future épouse, Renaud qui, en 1973, faisait la manche en terrasse, Serge Gainsbourg, Jane Birkin, aujourd’hui Charlotte Gainsbourg, Jacques Higelin qui faisait partie de la bande de la Coupole qui se réunissait à la table n° 70, Ionesco qui avait ses habitudes à la table n°34, Amélie Nothomb… On ne pourrait pas faire la liste de tous les artistes qui sont venus déguster le curry d’agneau de la Coupole. Depuis 1988, la Coupole est inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

Alors, n’hésitons pas et suivons les conseils de Renaud :

Quand viens le soir, j’aime aller boire

Un verre d’alcool à la coupole,

Pour faire du gringue à toute ces dingues,

A toutes ces folles bien trop frivoles.

Toutes les idoles, de la Coupole,

Les midinettes, les gigolettes,

Les carolines en crinolines,

Ne sont en fait que des starlettes.

La Coupole dans les Années Folles
Jean Paul Sartre avec Simone de Beauvoir à la Coupole
Georges Simenon avec Joséphine Baker à la Coupole

Théâtre des Blancs Manteaux

La Pizza du Marais dit la La Zapi du Marais

15, rue des Blancs Manteaux – le Marais – 

Avant d’être dans le Marais, la Zapi était à Pigalle, sous le nom très recherché de « Pizza de Pigalle ». Le maître des lieux, Lucien Gibara (dit Lulu), n’aimait pas que la pizza, il aimait aussi la chanson. Très vite, il mettra sur la scène de sa pizzeria des travestis, histoire de se fondre au quartier, et des chanteurs comme Maxime Le Forestier, Marie Paul Belle… Aussi vite, on lui fit fermer sa pizzeria pour on ne sait quelle raison officielle. Officieusement, à cause de la clientèle de macs, de prostituées, de travestis et de touristes en manque d'exotisme, OK, mais des étudiants et des chanteurs soixante-huitards, ça, non !

Lulu, comme ses amis l’appelaient (il a été assassiné dans les années 1990, sa voiture ayant explosé avec lui à l'intérieur, devant sa maison), n’avait pas dit son dernier mot. Il prit ses cliques et ses claques et partit s’installer au 15, rue des Blancs Manteaux dans le Marais. Là, il créa, le 15 novembre 1973, la Pizza du Marais, que Renaud rebaptisera la Zapi.

Renaud, justement, traine tous les soirs dans le quartier, entre le Café de la Gare où il fait la manche, et au Rendez-Vous des Amis où il descend quelques bières avant de retourner se coucher à Montparnasse. Un beau jour, il auditionne devant Lulu pour pouvoir passer à la Zapi. Il va lui chanter son Hexagone. Après l'avoir écouté, Gibara, qui était un grand sniffeur de talent, propose à Renaud de devenir la star de la Zapi. Mais il lui conseille de laisser tomber son accoutrement poulbot parisien, d'accrocher au vestiaire sa casquette et ses pantalons à carreaux. C’est à partir de là que Renaud adoptera un look loubard avec son perfecto, ses jean’s, ses santiags et son bandana rouge. Il abandonne aussi, pour un temps, les vieilles javas que sa mère aimait tant et qui berça sa jeunesse. Il va commencer à planter son propre décor avec La chanson du Loubard (qui, d'ailleurs, n'est pas de lui). Tous les soirs, il se produit, avec la peur au ventre devant seulement 15 voire 50 spectateurs. Maxime Le Forestier, qui était la star de la Zapi de Pigalle, monte au créneau auprès de Gibara, lui demandant pourquoi il met ce type qui chante faux et qui joue mal de la guitare sur scène… Mais Gibara se fiche de l’avis de Maxime Le Forestier, pour lui, la future star sera Renaud.

La force de la Zapi n’était pas alors la quantité de spectateurs, mais la qualité de ces derniers. Gibara était connue dans le showbiz pour avoir du flair, et pour dénicher de vrais talents. 

Pendant un temps, Renaud sera donc chanteur, mais aussi barman à la Zapi. C’est aussi ici qu’il rencontrera Bernard Lavilliers : Lavilliers et moi on passait ensemble à la Pizza du Marais. Moi à vingt heures, lui à vingt-deux. Il avait autant de monde que moi, c’est-à-dire cinquante personnes le samedi soir. On buvait des coups ensemble après.

C’est à partir de là que Renaud va connaître le succès : il se fera remarquer grâce à sa chanson Laisse béton.

La Zapi a donné leurs chances à beaucoup d’artistes dans la chanson et dans l’humour, comme Bernard Lavilliers, Jacques Higelin, Jacques Villeret, Marc Jolivet, Alex Métayer…  Aujourd’hui encore, elle continue son chemin, même si son nom, Théâtre des Blancs Manteaux, sonne moins parigot. 

Renaud
Bernard lavilliers en 1977
Jacques Higelin

La Closerie des Lilas

171, boulevard du Montparnasse.

Dans les années 1840, il y avait dans le quartier, près du jardin du Luxembourg, un bal très réputé qui s’appelait la Closerie des Lilas, mais il était surtout connu sous le nom de son propriétaire, le « bal Bullier ». On dit que pour décorer son bal, Monsieur Bullier avait fait planter 1000 pieds de lilas avec des tonnelles, cela donnait un air bucolique. Le bal se trouvait au 39, avenue de l’Observatoire. Les bourgeois aimaient s’encanailler avec les marlous et les grisettes. Ils venaient ici pour y danser la scottish, la polka ou la mazurka. Ce fût en 1847, que, non loin du bal Bullier, l’on transforma un vieux relais en café-restaurant, à qui l’on donna en hommage au bal Bullier le nom de « Closerie des Lilas ». La légende dit que la Closerie des Lilas se trouve sur les ruines du château du Roi le Pieux qui avait été construit dans un vallon nommé Vauvert, connu aujourd’hui sous le nom de Jardin du Luxembourg. À la mort du roi, le château fût laissé à l’abandon. L’endroit devint lugubre, une véritable cour des miracles. La nuit, on pouvait entendre des hurlements… On dit même que le diable habitait dans les ruines du château, d’où l’expression « aller au diable Vauvert ». L’endroit était donc propice aux artistes, car si Dieu est le plus grand artiste over-ground, Satan est le maître de l’underground. Une fois la Closerie ouverte, l’endroit attira très vite des écrivains, poètes, peintres… Charles Baudelaire et son ami Théophile Gautier, Paul Verlaine, Émile Zola et les frères Goncourt, étaient des habitués de la Closerie. Depuis cette époque, la Closerie des Lilas vit défilé du beau monde. Chez les peintres avec Paul Cezanne, Picasso qui déménagea avec sa bande, de Montmartre pour Montparnasse, Modigliani… Chez les écrivains de la Lost Generation : Francis Scott Fitzgerald, Gertrude Stein ou Ernest Hemingway qui venait ici pour écrire. C’est d’ailleurs sur ces tables qu’il aurait écrit « Le soleil se lève aussi ». Aujourd’hui, il a une plaque de cuivre à son nom, au bar de la Closerie. Mais aussi Henry Miller, Paul Eluard, Blaise Cendras, Aragon, André Gide, André Breton, le photographe Man Ray…

Plus proche dans le temps, Renaud y passait toutes ses journées et ses nuits en compagnie d’une bouteille de pastis. Pendant cette période, qui était celle de sa descente en enfer, Renaud et son frère Thierry Séchan vivaient dans un appartement au-dessus de la Closerie. C’est aussi ici que le « chanteur énervant » a fait la connaissance de sa seconde femme Romane Serda, dont il est maintenant divorcé.

Aujourd’hui, la Closerie est plus Bobo que bohème, plus m’as-tu-vu qu’intello. On ne rencontre plus beaucoup d’écrivains ni de peintres. Mais qu’importe, ses murs sont chargés d’histoires.

Passage de « Paris est une fête » d’Ernest Hemingway, qui décrit la Closerie des Lilas de son époque :

Il n’était pas de bon café plus proche de chez nous que la Closerie des Lilas / Les habitués du Dômes ou de la Rotonde ne venaient jamais à la Closerie. Ils n’y trouvaient aucun visage de connaissance et nul n’aurait levé les yeux sur eux s’ils étaient venus. En ce temps-là, beaucoup de gens fréquentaient les cafés du carrefour Montparnasse-Raspail pout y être vu et, dans un certain sens, ces endroits jouaient le rôle dévolu aujourd’hui aux « commères » des journaux chargées de distribuer des succédanés quotidiens de l’immortalité. La Closerie des Lilas était, jadis, un café où se réunissaient plus ou moins régulièrement des poètes, dont le dernier, parmi les plus importants, avait été Paul Fort, que je n’avais pas lu. Mais le seul poète que j’y rencontrai jamais fut Blaise Cendrars, avec son visage écrasé de boxeur et sa manche vide retenue par une épingle, roulant une cigarette avec la main qui lui restait…

Emile Zola
La Closerie des Lilas
Modigliani, Picasso et André Salmon
Renaud à la Closerie des Lilas
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