Serge Gainsbourg à Paris




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Serge Gainsbourg à Paris - Suite -

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5 bis, rue Verneuil

Métro : ligne 4, st Germain / Ligne 12, rue du Bac.


1969. Grande année pour Serge Gainsbourg. Il chante « 69, année érotique » et s’installe dans cette maison, que son père lui a trouvée. Il gardera cet hôtel particulier comme il aimait l’appeler,  jusqu’à la fin de sa vie. C’est ici qu’il va vivre avec Jane Birkin, Charlotte, Kate et ses fans, ses plus belles années. De son vivant déjà, la façade du 5 bis, était une toile pour le Street Art. À l’époque, Serge Gainsbourg la refaisait peindre pour faire plaisir aux voisins, furieux de voir leur rue se transformer en graffitis.

Les témoignages de ceux qui sont entrés dans l’antre du chanteur disent que l’intérieur était rempli d’objets, que les murs étaient peints en noir et que flottait une odeur de cigarette. Chez lui, les volets fermés, comme il aimait les garder, il composa, à son piano, ses albums concepts : « Histoire de Melody Nelson » en 1971 ; « Vu de l’extérieur » en 1973 ; « Rock around the Bunker » en 1975 et « L’homme à la tête de choux » en 1976.

C’est ici qu’est mort le poète le 2 mars 1991. Il avait passé sa dernière soirée dans son restaurant habituel et voisin « Le Bistrot de Paris ». 

Aujourd’hui, la maison appartient à sa fille Charlotte Gainsbourg. Pendant un moment, elle voulait en faire un musée. Pour cela, il aurait fallu ne rien toucher, que tous les meubles restent intacts. L’appartement étant plein comme un œuf d’objets et de meubles, il était impossible de faire un sens de circulation pour les visiteurs sans prendre le risque qu'il y ait de la casse. Elle a donc abandonné l’idée, et laissé la maison de son père tel qu’elle était avant qu’il s’en aille.


  

Maison de Serge au 5, bis rue Verneuil

5, bis rueVerneuil

Serge Gainsbourg

5, bis rue Verneuil

Le Paris de Serge Gainsbourg avec Under&Over-Ground

  

Viens avec moi par-dessus les buildings

Ca fait WHIN ! quand on s’envole et puis KLING !

Après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING

  

Serge Gainsbourg

à

la Cité Internationale des Arts

Serge Gainsbourg

à

la Cité Internationale des Arts

Serge Gainsbourg

avec

Brigitte Bardot

Serge Gainsbourg

avec

Brigitte Bardot

La Cité Internationale des Arts

18, rue de l’Hôtel de Ville

Ce bâtiment, fondé par Malraux en 1965, a pour fonction d’accueillir des artistes du monde entier durant une période allant de trois mois à un an. Il est constitué d’ateliers-logements, de studios de répétitions, de galeries et d’ateliers collectifs. C’est le patron de la maison de disque Philips qui trouva en décembre 1965 à Serge Gainsbourg une chambre au 5éme étage, à la Cité Internationale des Arts, pour 270 francs par mois. La vue est superbe sur la Seine, l’ile St Louis et Notre-Dame. Serge Gainsbourg venait de rompre avec sa seconde femme, Béatrice, et en avait assez de vivre dans des hôtels ou chez des amis, mais il ne voulait par pour autant se retrouver seul dans un appartement. Cette vie d’étudiant en art lui plut, même s’il ne fréquentât guère les autres locataires.

Serge : C’était un peu monacal : un petit studio de 23 mètres carrés, une baignoire sabot, un lit, une kitchenette, une fois rentré le piano à queue plus moyen de bouger. Je m’étais acheté un daguerréotype de Chopin, que j’avais posé sur le piano. J’avais l’impression qu’il me regardait et se foutait de ma gueule. À la Cité des Arts je suis resté près de deux ans et j’étais très heureux. Il y a l’étage des graveurs, celui des architectes, des peintres et des musiciens des couloirs qui semblent aller à l’infini. J’entendais de grands concertistes faire leurs gammes, des choses éprouvantes pour les mains, et j’étais très complexé d’écrire mes petites chansons de merde. C’est pour ça que j’ai commencé à dire que je pratiquais un art mineur destiné aux mineures.

Ce complexe poursuivra Serge Gainsbourg, qui, toute sa vie, regretta d’avoir abandonné la peinture pour la chanson. Un peu honteux de ses chansonnettes, il ne chercha pas à communiquer avec les autres locataires, et refusa même de faire un petit concert comme il était de coutume dans la maison. Ses voisins se souviennent d’un homme discret et d’un va et viens incessant de belles jeunes femmes, dont la plus belle fut celle que tous les hommes de 1967 rêvaient d’avoir dans leur lit : Brigitte Bardot, qui lui rendait visite avec sa chienne Guapa.

Serge : J’étais un séducteur frénétique à ce moment-là. Les filles faisaient la queue, si j’ose dire… Certains jours j’en avais ras le cul et je décidais de ne recevoir personne. J’allais m’acheter des boites de conserve que je me réchauffais, je m’installais devant ma petite table portable et je me disais « enfin plus de gonzesses ! » Deux jours plus tard, je recommençais.

À cette époque, s’il avait arrêté les concerts, il multipliait les apparitions à la télévision lui offrant de la notoriété et lui permettant en plus de chanter en playback. Il chantait son dernier album : New York USA (dont il avait piqué le rythme à Olatunji dans Akiwowo. Ce disque « Drums of Passion » faisait un malheur à New York et c’est par l’intermédiaire de Guy Béart que Serge découvrit ces rythmes africains), Qui est In Qui est Out, Docteur Jekill et Mister Hyde… Mais ce n’est pas en tant que chanteur qu’il eut du succès. D’ailleurs, son album « Gainsbourg Percussion » fit un véritable flop. Pour l’heure, c’était en tant que compositeur pour les autres, les Yéyés, qu’il connu la gloire.   

Comble de tout, il participa à cette période à la célèbre photo de Jean-Marie Périer de « Salut les Copains », avec 46 Yéyés et Rockeurs : France Gall, Johnny et Sylvie, Eddy Mitchell, Dick Rivers, Claude François, Françoise Hardy… toute cette génération, plus jeune que lui, n’ayant jamais eu besoin de passer dans les cabarets et qu’il avait tant critiqué.

Après presque deux ans passés à la Cité des Arts, le directeur lui rappela qu’il devait laisser sa place. Il décida alors de s’acheter un logement. Il demanda à sa maison de disque de lui faire un prêt et à son père de partir à la recherche d’un bien.  Mais avant de partir, Serge va enfin vivre une vraie histoire d’amour : à l’approche des fêtes de fin d’années de 1967, Brigitte Bardot était une star internationale. La télévision voulait lui consacrer un show pour la soirée du 31 décembre 1967. Le tournage trainait en longueur et très vite, B.B commença à s’impatienter, et menaça de laisser tomber. Mais heureusement, l’homme à la tête de choux composa son numéro :

Brigitte Bardot : J’étais sur le point de tout laisser tomber, quand je reçus un coup de fil de Serge Gainsbourg. Il parlait peu et très bas. Il voulait me rencontrer et me faire entendre, à moi seule, une ou deux chansons qu’il avait composées pour moi. Avais-je un piano ? Oui. Il vint à la Paul Doumer. J’étais aussi intimidé que lui - (Initiales B.B, Edition Grasset) -.

Pendant cette rencontre qui se fit chez B.B., Serge va lui proposer « Harley Davidson ».

B.B : N’ayant jamais fait de moto de ma vie, j’étais très étonnée par cette chanson. Je le lui dis. Il eut un sourire amer et triste et m’avoua qu’il n’avait lui-même jamais conduit ni voiture ni moto, mais que ça ne l’empêchait pas d’en parler à sa façon. - (Initiales B.B, Edition Grasset) –

Intimider par Serge, B.B n’arriva pas à chanter. Alors, pour détendre l’atmosphère, Serge lui demanda :

- Avez-vous du champagne ?

- Oui j’en ai toujours !

- Alors, buvons une coupe de champagne, j’espère que c’est du Don Pérignon, du Don Ruinart ou du Cristal Roederer ?

- Non je n’ai que du Moët et Chandon !

- Qu’importe ! Demain vous aurez du Don Pérignon.

Après une bouteille, B.B se mit à chanter « Harley Davidson » avec sensualité, Serge l’accompagnant au piano. Leur idylle dura quelques semaines, et les marquèrent au fer rouge. Ils passèrent leurs nuits chez Régine ou au Raspoutine, où, dit-on, Serge donnait des billets de 500fr aux Tziganes après chaque morceau joué… Puis, un jour le père de Serge l’informa qu’il avait trouvé une petite maison dans une rue calme de la Rive Gauche. Serge alla visiter sa future maison avec B.B. Mais son histoire avec elle devait s’arrêter là, la belle devant retourner prés de son mari furieux d’apprendre qu’ils avaient enregistré « Je t’aime moi non plus », et l’homme à la tête de choux à ses errances. Il quitta la Cité Internationale des Arts et Brigitte Bardot dans la même période. Pendant cette courte période, B.B lui inspira des titres comme : Harley Davidson, Bonnie and Clyde, Je t’aime moi non plus et Initiale B.B.

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Milord l’Arsouille

5, rue de Beaujolais

Sous le 5 de la rue du Beaujolais, se trouve un vieux caveau, datant du XVIIe siècle. Ce caveau a vu passer pas mal de beau monde : tout d’abord, c’est ici que l’on chanta pour la première fois à Paris la Marseillaise, au XVIIIe siècle. C’est là aussi que furent accueillis, quelques siècles plus tard, les premiers pas de celui qui la transforma en reggae : Serge Gainsbourg. Dans ce caveau, Danton et Camille Desmoulins rédigèrent « La Lanterne ». Plus tard, pendant la restauration, le propriétaire le nomma le « Caveau des Aveugles ». C’était un genre de boîte libertine avant l’heure, avec la particularité d’avoir seulement des musiciens aveugles, les empêchant ainsi de voir les participants aux orgies.

C’est en 1949 que Francis Claude, chanteur et humoriste, reprend le caveau et le rebaptise « Milord l’Arsouille ». Ce nom vient d’un riche fêtard du XIXe siècle, dont on disait qu’il était « Milord avec les arsouilles, et arsouille avec les milords ». Il aimait se déguiser pour le carnaval et jeter son argent par les fenêtres, ce qui le rendit vite très populaire.

C’est en 1955, après s’être produit prés de deux ans « Chez Arthur », un cabaret transformiste, que le jeune Lucien Ginsburg, par l’entremise de son père, débarque au Milord comme pianiste-guitariste. Ce cabaret a une particularité, il est classé dans les cabarets rive gauche, alors qu’il se trouve sur rive droite, juste à côté du Palais Royal. Avoir cette étiquette, à l’époque, signifiait que se produisaient des chanteurs à texte, parfois engagés, des humoristes-intellos… Le Milord l’Arsouille drainait un public bourgeois, cherchant à s’encanailler. La salle pouvait accueillir jusqu’à 200 personnes, elle était décorée d’un bar et d’une petite estrade pour les artistes. Aux murs, en mémoire à son passé, Francis Claude y accrocha le portrait de Marat et de Charlotte Corday, ainsi que des proclamations révolutionnaires. Pour attirer les clients de la rive gauche, Francis Claude louera une diligence noire et jaune avec cochet. Elle fera la navette gratuite entre les deux rives, du Milord l’Arsouille à la place St-Germain.

Pour Serge Gainsbourg, lorsqu’il débarque au Milord, c’est sa période Bohême : il rêve d’être peintre mais n’arrive pas à trouver son style. Il est déjà marié à sa première femme, Élisabeth Levitsky, mais celle-ci commence à prendre sérieusement du poids, et cela déplait à Lulu qui aime déjà les belles bourgeoises. Ils vivent dans des meublés, des chambres d’hôtels… pour enfin retourner, fauchman, dans la mansarde de la rue Bugeaud que leur prêtent les parents de Serge. Pour vivre, en plus d’être pianiste d’ambiance, Lucien doit colorier les photos en noir et blanc pour les entrées de cinéma, pour 1 franc la photo. Il coloria ainsi des centaines de fois les lèvres de Marilyn Monroe en rouge pour le film Niagara. C’est Boris Vian, sur la scène du Milord, qui donna envie au jeune Lucien de faire de la chanson. Il déclara plus tard au mensuel Musica : Un soir au Milord, je vois Boris Vian. J’encaisse ce mec, blême sous les projos, balançant des textes ultra-agressifs devant un public sidéré. Ce soir-là, j’en pris plein la gueule. Il avait sur scène une présence hallucinante, mais une présence maladive, il était stressé, pernicieux, caustique. C’est en l’entendant que je me suis dit : Je peux faire quelque chose dans cet art mineur…

À cette époque,  dans la rue de Beaujolais, on fait la fête. En plus du cabaret Milord l’Arsouille, il y a le premier « Whisky à Gogo ». Le concept de discothèque ou night-club tel qu’on le connait aujourd’hui a été créé ici. C’est Régine, qui était barmaid au Whisky à Gogo, qui eut l’idée de virer le jukebox et de le remplacer par deux tourne-disques. Ainsi, il n’y avait plus de pause qui cassait l’ambiance et c’est l’établissement qui choisissait la musique. C’est de cette façon qu’elle imposa le Chachacha en France. Donc on peut dire que le 1er DJ du monde fut Régine. C’est à cette période que Serge et Régine se rencontrèrent. Voilà le témoignage d’un des chanteurs du Milord avec qui Serge Gainsbourg allait parfois boire un verre en fin de soirée :

Billy Nencioli : ce grand personnage assez laid et mince comme un clou ne pensait qu’aux femmes. Nous rencontrons donc ces filles, une petite brune très belle et une grande blonde magnifique. À cette époque je gagnais 1 500 francs au Milord, anciens bien sûr, Serge lui devait gagner dans les 1000 balles et au Whisky à Gogo le scotch était à 800 francs. C’était très cher, mais on leur a offert un verre et ensuite j’ai vu Serge partir avec cette blonde à l’hôtel où elle résidait, il l’a emmenée en trois mots… et moi j’ai perdu mon temps avec mon Américaine qui ne voulait pas coucher sans se marier.

C’est aussi pendant son temps au Milord que Lucien Ginsburg va se changer en Serge Gainsbourg : Lucien commençait à me gonfler, je voyais partout « Chez Lucien, coiffeur pour hommes », « Lucien, coiffeur pour dames ». Les psychologues disent que c’est ce qu’il y a de plus important dans votre vie, c’est le prénom, certains sons même bénéfiques, d’autres maléfiques. Sur le moment, Serge m’a paru bien, ça sonnait russe. Quant au « a » et au « o » rajouté à Ginsburg, c’est en souvenir de ces profs de lycée qui écorchait mon nom…

Au départ, le travail de Serge au Milord est de remplir les vides avec les notes de son piano entre deux tours et d’accompagner quelques artistes. Petit à petit, il va pouvoir commencer à monter sur scène. Mais ce n’est pas évident, car malgré le succès qu’il peut parfois rencontrer avec les femmes, les gens le trouvent laid. Ses cheveux son coupé à ras, la poursuite sur scène fait ressortir ses grandes oreilles décollées. Il se tient raide comme un piquet et ne sourit que très rarement. Il semble froid et hautain, alors qu’il est mort de trac à chaque concert. Grâce au « Poinçonneur des Lilas », Serge va tout même se faire connaitre. Un soir, c’est Yves Montand et Simone Signoret qui viendront l’applaudir au Milord. Yves Montant voulait qu’il lui écrive des chansons.

Serge Gainsbourg : J’étais ému. Après m’avoir vu au Milord, il me convoque chez lui et me dit : « Qu’est-ce tu veux mon p’tit gars, tu veux faire l’auteur, le compositeur, l’interprète ? » et moi, comme un crétin, je lui dis : « Je veux tout ». C’était pas méchant, mais c’était sorti comme ça. Lui, boum, le masque…

Après quoi Serge va commencer à sortir des disques, mais ils n’obtiennent pas le succès espérait. La France se met à l’heure des Yéyés, et Johnny Halliday commence à tout casser. Les chanteurs rive gauche deviennent d’un coup très démodés. Pourtant, Serge va essayer de défendre la chanson rive gauche contre les Yéyés avant d’abdiquer. Pendant une interview Télé avec Denise Glaser :

Serge Gainsbourg : Je ne tiens pas à mettre des « Y » dans mon pseudonyme. Et je pense que les dents de lait tombent vite et que les dents de sagesse poussent douloureusement. Seulement si ça permet à ces jeunes gens, parce qu’il s’agit de pas mal de fric là-dedans, si ça leur permet de s’acheter des tombereaux de sucettes ou même des usines de sucettes, c’est pas mal. Mais ça ne me dérange pas. Je pratique un autre métier, ça, c’est de la chanson américaine. De la chanson américaine sous-titrée.

Denise Glaser : Quel est alors le vôtre ou plutôt comment le concevez-vous maintenant ? Quels en sont les thèmes ?

Serge Gainsbourg : Moi c’est la chanson française. La chanson française n’est pas morte, elle doit aller de l’avant et ne pas être à la remorque de l’Amérique. Et prendre des thèmes modernes. Il faut chanter le béton, les tracteurs, le téléphone, l’ascenseur (…) Dans la vie moderne, il y a tout un langage à inventer. Un langage autant musical que de mots. Tout un monde à créer, tout est à faire. La chanson française est à faire… 

Pourtant, Serge retournera vite sa veste comme on le verra plus tard. Mais on peut voir que sa vision de la chanson française n’était pas fausse. Ce sont les mots qui "sonnent" qui donnat à Serge le thêmes de ses chansons et non le thêmes qui imposa ses mots.

Avant de devenir l’auteur-compositeur des Yéyés comme France Gall ou Françoise Hardy, Serge va tout de même mettre en pratique ce qu’il dit et sort son album « Gainsbourg Confidentiel » avec « Chez les Yéyés », « Maxim’s », No No Thank’s No »… Une fois de plus, l’album est un flop. Pire que tout, lui qui est si mal à l’aise sur scène, décide de présenter son album sur la scène du Milord. La maison de disque n’avait pas voulu faire d’affiche sur ce concert. Sur scène Serge Gainsbourg et ses trois musiciens se retrouvèrent devant un public de trois personnes. Serge, humilié se renferma dans son personnage hautain. Après ce concert, s’en étaient fini du public et des petites salles. Après la sortie du disque, Serge déclara : Maintenant, j’ai décidé de me lancer dans l’alimentaire. C’est le dernier disque que je fais avant de m’acheter une Rolls…

Serge déserta le Milord l’Arsouille et tint sa promesse…

Serge Gainsbourg à l'époque du Milord
Serge Gainsbourg
Affiche du Milord l'Arsouille